Coronavirus : assouplissement de l’accès à la téléconsultation

La téléconsultation aménagée dans la lutte contre le coronavirus.
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Pourquoi prendre le risque d’attraper le coronavirus dans une salle d’attente si on peut utiliser la téléconsultation depuis son ordinateur ou de son smartphone ? Le ministre Olivier Véran a annoncé la semaine dernière l’assouplissement des actes de téléconsultation pour faire face au Covid-19. Le décret a été publié le 10 mars au Journal Officiel. Il permet d’assouplir la méthode de téléconsultation jusqu’au 30 avril en encadrant les remboursements, pour prendre en charge les personnes atteintes du coronavirus.

Quels sont les changements avec la mise en place du décret 2020-227 ?

Les téléconsultations seront remboursées par la Sécurité sociale jusqu’au 30 avril inclus. Avant ce décret, la téléconsultation était remboursée à condition d’avoir consulté dans les 12 mois avant, ou que vous consultiez votre médecin traitant.

Il est possible de trouver des médecins ainsi que des pharmacies même dans les déserts médicaux, qu’importe votre localisation en France. La téléconsultation, dans ce cas de crise sanitaire, vous sera remboursée à 70 % par l’Assurance Maladie. Votre complémentaire santé prendra en charge le reste.

Quel est le but de la téléconsultation dans un cas de crise ?

Le but de mettre en avant la téléconsultation est d’essayer de limiter la propagation du virus sans laisser les patients contaminés sans soins. Cette méthode permet aussi de désengorger les hôpitaux et les salles d’attente des médecins généralistes.  Cela leur permet de travailler correctement sans infecter des patients sensibles.

La téléconsultation permet une prise en charge totale sans contact, ce qui limite les contaminations notamment celle des professionnels de santé.  C’est aussi un bon moyen de suivre les patients contaminés par le virus dans les cas les moins graves, sans surcharger les hôpitaux.

Cette méthode permet donc de limiter la progression du virus.

Des chiffres révélés par les plateformes

La téléconsultation commence à se démocratiser : 50 % d’utilisation en 1 semaine d’après les plateformes. Chez Docavenue, même constat. Les téléconsultations sont permises pour les médecins libéraux ainsi que les pharmacies pour être accompagnés. Sur ces plateformes, nous pouvons aussi consulter un médecin sans avoir pris rendez-vous ce qui rassure considérablement la population.

Des avis d’experts mitigés

Cette méthode permet de limiter la transmission entre patients, entre patients et médecins, mais la situation inquiète. La téléconsultation devient une crainte pour certains professionnels notamment sur la prise de décision pour des patients avec des antécédents. Les médecins présents sur les plateformes de téléconsultation (Doctolib) ne sont pas forcément vos médecins généralistes, ce qui laisse le risque de passer à côté de symptômes graves qui peuvent impacter votre santé. De plus, avec seulement les dires du patient sur ses symptômes, le docteur ne peut pas évaluer le risque étant donné que l’examen physique n’est pas présent.