Arrêts maladie : 1 jour de carence préconisé par le gouvernement, efficacité oblige

Chaque année un salarié sur trois s’absente au minimum une fois par an pour cause de maladie.
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Les dépenses de remboursement de la Sécurité sociale sont toujours en nette augmentation. Afin d’enrayer cette progression, le gouvernement veut mettre en place un dispositif permettant la dissuasion du salarié à prendre trop d’arrêts maladie. Pour ce faire, 1 jour de carence est préconisé. 

Un jour de carence obligatoire pour tous

Depuis quelques années, 2014 exactement, les arrêts de travail sont à répétition et donc un manque à gagner pour les entreprises. Selon Nicolas Revel, directeur général de la CNAM, ces indemnités augmentent de 4 à 5 % par an, un coût deux fois plus élevé que les soins.  Ainsi, chaque année un salarié, s’absente au minimum une fois pour cause de maladie. L’année dernière, ces absences répétées ont coûté plus de 7 milliards d’euros à la Sécurité sociale.

Pour contrer le problème d’absentéisme au travail pour cause de maladie, le gouvernement propose 1 jour de carence, sans qu’aucune indemnité compensatoire ne soit appliquée, et ce pour tout le secteur du privé. Bien évidemment, cette nouvelle réforme est loin de conforter tout le monde. En effet, si du côté employeur, cela reste idéal, côté syndicats, elle ne fait pas l’unanimité.

Sachant que d’après le rapport, que l’application de cette journée de carence n’aurait pas vraiment l’effet économique attendu.

Les grands bénéficiaires de cette réforme sont les salariés en CDD qui, jusqu’à ce jour, étaient exclus de cette procédure.

Quelles sont ces règles proposées pour les arrêts de longue durée ?

Pour les arrêts de longue durée, la prévention et plus de contrôles sont envisagés.  Sachant que si les jours de carences sont supprimés, les arrêts maladie s’allongent. D’une semaine d’arrêt qui passe à 3 mois selon une étude de l’INSEE.

Il est important, suite à une longue période de maladie, que le retour au travail soit facilité. Par exemple, l’intervention en temps et en heure de plusieurs experts serait profitable. Sachant que le médecin du travail n’est pas toujours au courant des arrêts maladie. Il serait par ailleurs judicieux d’imposer une pré-visite de reprise avec le médecin du travail pour des arrêts qui excèdent plus de trois mois.

Il est aussi important d’informer les salariés de longues maladies, de la possibilité d’une reconversion professionnelle pendant leur arrêt, car cela reste encore très mal perçu.

Il a été constaté qu’il existe peu de communication entre le salarié et les médecins du travail, ce qui peut provoquer une exclusion du salarié au sein de son environnement professionnel. Il faut donc prendre conscience  et appréhender la désinsertion professionnelle.