Le remboursement des préservatifs masculins par la Sécurité Sociale

Le taux de maladies sexuellement transmissibles est en hausse (SIDA, chlamydia, syphilis, herpès, …) : 1 jeune sur 2 n’utilise pas de préservatif.
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Afin d’aider dans la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles dont le SIDA, les préservatifs masculins sont désormais remboursés par la Sécurité Sociale. Cependant, ce remboursement ne concerne qu’une seule marque française « EDEN », exclusivement disponible en pharmacie.

Comment ça marche ?

Le remboursement se fait uniquement sur ordonnance. La consultation chez un médecin généraliste est en moyenne de 25 €. Après remboursement de la part de la Sécurité Sociale, et si vous n’avez pas de complémentaire santé, vous payez 8,50 €. Le préservatif EDEN est au prix de 1,30 € pour la boîte de 6, 2,60 € pour les 12 et 5,20 € pour les 24, sera remboursé à hauteur de 60 %.

En plus des grandes marques déjà très présentes, près de 6 millions de préservatifs sont distribués gratuitement chaque année (associations, plannings familiaux, établissements scolaires, CeGIDD, bars, boîtes de nuits, festivals).

Le taux de maladies sexuellement transmissibles est en hausse

Aujourd’hui, le taux de maladies sexuellement transmissibles est en hausse (SIDA, chlamydia, syphilis, herpès, …). Et pour cause, 1 jeune sur 2 n’utilise pas de préservatif. Plusieurs arguments sont invoqués :

  • Pour 76 % d’entre eux, la stabilité de la relation amoureuse établie avec le partenaire est la raison principale,
  • 16 % expliquent ressentir moins de sensations,
  • 10 % indiquant ressentir une gêne.

En plus de négliger son utilisation, les jeunes ne se font tout simplement plus dépister. En effet, 70 % estiment ne pas en avoir besoin et 26 % jugent ne pas être assez informés. En un an, on a découvert 6.000 nouveaux cas de séropositivités. Autour de 800 à 1.000 nouveaux cas chez les moins de 25 ans. Nous nouvelle génération ne semble pas avoir peur du VIH comme la précédente qui découvrait les ravages du virus.

Une meilleure prévention, explication et aide sont de rigueur

Il est primordial de sensibiliser les jeunes dès le collège et le lycée aux risques liés à la non-protection. Le remboursement est donc une bonne initiative mais inutile si on ne l’accompagne pas d’une information plus poussée. Et contre toute MST (Maladie Sexuellement Transmissible), le seul qui vous protégera, c’est le préservatif.