Augmentation du tabac & autres mesures anti-tabagisme

Augmentation du tabac et autres mesures contre le tabagisme

Le tabac est un fléau qui coûte cher au gouvernement.
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Le 26 mars dernier, le Premier ministre et la ministre de la Santé ont dévoilé les 25 mesures du plan « Priorité Prévention(1) ». Le gouvernement souhaite mettre la prévention au cœur du renouveau du système de santé. Faisons le point aujourd’hui sur ces nouvelles propositions qui viennent renforcer la lutte contre le tabagisme en France.

L’état des lieux actuel des actions anti-tabagisme menées par le gouvernement

En France, près d’un tiers de la population serait fumeur selon le Baromètre santé Inpes 2014(2). Le tabac serait une cause majeure de mortalité sur le territoire. C’est pourquoi, le gouvernement ne cesse de mener diverses actions depuis des dizaines d’années afin d’inciter à ne pas fumer et à arrêter de fumer. Plusieurs mesures préventives et curatives ont alors vu le jour comme par exemple :

  • Interdiction de la publicité pour le tabac ;
  • Interdiction de fumer dans les lieux publics ;
  • Forfait de 150 pour des substituts nicotiniques prescrits par ordonnance ;
  • Campagne « mois sans tabac » durant le mois de novembre ;
  • Création du paquet neutre ;
  • Augmentations successives du prix du tabac dont la dernière date du 1er mars dernier ;
  • Prévision de passer à 10 le paquet de cigarettes en 2020.

Les solutions actuelles des mutuelles pour arrêter de fumer

Les mutuelles s’engagent aussi dans la lutte contre le tabagisme. Les contrats de complémentaire santé peuvent inclure des formules spécifiques favorisant l’arrêt du tabac. Par exemple, certaines mutuelles proposent des forfaits pour se procurer des substituts nicotiniques prescrits sur ordonnance. Ces forfaits allant généralement de 50€ à 200€ viennent renforcer le forfait de l’Assurance-maladie. Ce bonus financier permet de pouvoir prendre le temps de se détacher de la nicotine et dire « stop au tabac ». La consultation chez un tabacologue peut aussi être prise en charge. Ce professionnel offre une écoute attentive et des conseils précieux pour se lancer dans l’arrêt du tabac.

Les médecines douces sont aussi souvent plébiscitées pour arrêter de fumer. Renseignez-vous auprès de votre mutuelle afin de faire le point sur les garanties de votre contrat. De nombreuses mutuelles proposent des forfaits médecines douces qui prennent généralement en charge les séances d’acupuncture, de sophrologie ou des traitements homéopathiques. Attention, le professionnel doit être conventionné afin de prétendre à cet éventuel remboursement. La prise en charge de l’hypnose est plus exceptionnelle à moins qu’elle ne rentre dans le cadre d’une consultation effectuée par un médecin généraliste ou un psychiatre conventionné, et habilité. Dans ce cas là, l’Assurance-maladie prend en charge le taux habituel et votre complémentaire santé vient compléter ce remboursement du montant du ticket modérateur.

Les mesures préventives de l’Etat auprès des femmes enceintes et des jeunes

Parmi les 25 mesures mentionnées dans le Dossier de Presse « Priorité Prévention » (3), le sujet des risques liés à la consommation de tabac ressort plusieurs fois.

Le gouvernement désire améliorer la prévention sur la consommation de tabac auprès des femmes enceintes. Fumer pendant la grossesse augmente les risques d’une mort in utero ou d’une naissance prématurée. Pour encore faire plus prendre conscience aux mamans de ces constats, les pictogrammes des paquets de cigarettes devraient être de plus grande taille dans l’avenir. Les femmes enceintes pourront aussi répondre à des auto-questionnaires afin d’être mieux informées et conseillées lors du suivi de leur grossesse. Enfin, des messages préventifs devraient être diffusés en ville ou dans des établissements de santé afin d’impacter au maximum les futures mamans, et même tout un chacun.

Les jeunes seront acteurs de cette évolution du système de santé vers plus de prévention. Dès l’école, le gouvernement a pour intention d’impliquer les élèves du secondaire au travers des « ambassadeurs élèves ». Ces derniers interviendront sur les risques du tabagisme grâce à une mallette pédagogique mise à leur disposition. Les jeunes de 11 à 25 ans et leurs familles pourront aussi consulter de manière anonyme des conseillers de proximité afin d’être mieux informés sur leur consommation à risque.

Des mesures moins préventives, mais nouvelles en faveur du sevrage tabagique

De nos jours, un forfait de 150 € est accordé pour traiter le tabagisme avec des substituts à base de nicotine. Ce forfait est remis en cause pour trois raisons principales :

  • Il nécessite d’avancer les frais ce qui peut empêcher les personnes les plus défavorisées d’y accéder ;
  • Les prix des produits de substitution à base de nicotine ne sont pas fixes et peuvent varier d’une pharmacie à une autre, d’une ville à une autre ;
  • Le forfait fixe limité peut empêcher d’aller jusqu’au bout de son traitement par manque de moyens pour financer la poursuite du traitement non remboursé.

Pour apporter une meilleure solution au sevrage tabagique en s’aidant de substituts nicotiniques, le gouvernement propose de passer sur un remboursement classique. Comme auparavant, le médecin prescrit au patient désireux d’arrêter de fumer les substituts adaptés. Le fonctionnement de la prise en charge se fait ensuite comme pour les médicaments courants. Pour que cette mesure se généralise, il faudra attendre encore un peu de temps afin que les laboratoires et les organismes de santé apportent quelques précisions.

Lors de la future présentation du Plan National de Réduction du Tabac, ces différentes mesures seront encore éclaircies. La lutte contre le tabagisme se poursuit en France. Le gouvernement ne perd pas de vue son objectif de diminution des chiffres de la consommation du tabac sur notre territoire…

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