Les “fake médecines” contestées par les médecins et professionnels de santé

Dix praticiens signataires d'une tribune attaqués par des syndicats de médecines alternatives.
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Les médecines alternatives, dites douces, sont aujourd’hui contestées par certains médecins et spécialistes de santé, les trouvant dangereuses. Ils ont lancé une tribune visant à les interdire en France le 18 mars 2018.

Que sont les médecines douces ?

Les médecines douces, ou alternatives, sont des médecines qui ne sont pas reconnues par l’Ordre des médecins, donc non conventionnées. Il en existe de différentes sortes et ont différentes origines.

Dans les plus connues de ces médecines, on retrouve notamment l’ostéopathie, l’acupuncture, l’homéopathie ou encore la naturopathie.

1 – L’ostéopathie

L’ostéopathie est une pratique portant sur la manipulation manuelle des patients. Les ostéopathes étaient 29.612 en décembre 2017 selon le fichier ADELI. Les médecines manuelles ne sont pas récentes. Pratiquées depuis des millénaires comme le prouvent des écrits datant de plus de 3.000 ans av. J.-C., l’ostéopathie se confronte à la kinésithérapie, qui est, elle, encadrée par le Code de la santé.

2 – L’acupuncture

Il s’agit d’une pratique traditionnelle chinoise se basant sur une approche énergétique et holistique. Par l’insertion d’aiguilles à la surface de la peau, elle permettrait de guérir certains maux de la vie quotidienne (mal de tête, asthme, …). Ils seraient environs 3.000 en France à avoir obtenu un diplôme leur permettant d’exercer cette discipline.

3 – L’homéopathie

L’homéopathie part du principe que le corps humain a une capacité à s’auto-guérir. Le but est donc de donner au patient un “stimulateur” pour engendrer le processus d’auto guérison, en l’adaptant au patient. Pour les mêmes symptômes, deux patients seront traités différemment.

4 – La naturopathie

Cette médecine consiste à se soigner par des moyens naturels d’équilibrage de l’organisme. Elle se base, comme pour l’homéopathie sur l’auto guérison. Par le biais de la nutrition, d’aromathérapie, de manipulations physiques, de phytothérapie ou même d’homéopathie, elle permet de soigner aussi bien les situations de crise, et les troubles chroniques. Le nombre de naturopathes est estimé à environs 2.500 sur le territoire français, mais seuls 600 sont enregistrés.

Pourquoi une contestation ?

C’est une tribune lancée le 18 mars par des médecins et des spécialistes de santé qui se révoltent contre les médecines dites alternatives. Face à l’engouement des français face à ces nouvelles pratiques, ils s’interrogent sur leur efficacité. Ils considèrent qu’elles “sont basées sur des croyances promettant une guérison miraculeuse et sans risques”.

Ces pratiques, qu’ils considèrent comme dangereuses, se développent. Près de 40% des français y ont déjà eu recours. Près de 6.000 médecins en France, en plus de pratiquer la médecine conventionnelle, pratiquent des médecines alternatives.

Une partie du corps médical s’insurge aussi contre l’Ordre des médecins en expliquant qu’ils “tolèrent des pratiques en désaccord avec leur propre code de déontologie et les pouvoirs publics organisent voire participent au financement de certaines de ces pratiques”. Un hashtag avait été lancé sur Twitter #FakeMed, et les témoignages et indignations s’enchaînent.

Pour conclure, ils expliquent leur souhait : “De ces pratiques qui ne sont ni scientifiques, ni éthiques, mais bien irrationnelles et dangereuses, nous souhaitons nous désolidariser totalement”.

Les praticiens de ces médecines alternatives se sont donc indignés de ces propos qu’ils ont considérés comme “offensants, diffamatoires, et même insultants” et ont porté plainte contre 10 des 124 signataires de cette tribune.

Même s’il existe des études prouvant le fonctionnement de ces médecines, il est important de bien se renseigner sur le praticien, de bien comprendre leur fonctionnement, et ne pas hésiter à se renseigner auprès d’un spécialiste traditionnel. Les médecines douces se développent, mais attentions aux “charlatans” qui s’improvisent praticien. Il ne faut pas hésiter à demander les diplômes et les formations suivies aux praticiens des médecines douces.

Les remboursements dans l’assurance pour les médecines douces

Il n’existe aujourd’hui que très peu de remboursement pour toutes les médecines alternatives. Ces médecines ne sont pas reconnues à la même équivalence les uns des autres. Il existe certaines compagnies d’assurances qui commencent à prendre en charge ce type de soin comme l’ostéopathie par exemple, mais elle est souvent mal remboursée. Les offres sont tout de même en voie d’être étudiées en vue de l’engouement de ces médecines naturelles. La Sécurité Sociale prend tout de même en charge certaines consultations de médecine alternative. Il est important de se renseigner auprès d’une complémentaire en cas de consultation fréquente.

Sources et références

  • http://fakemedecine.blogspot.fr
  • http://cejoe.org/demographie-des-osteopathes/