La crise des EHPAD, ou comment pallier au manque de personnel et l’augmentation constante de patients

Les Français ont de plus en plus recours aux Établissements d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD). Mais, une crise frappe le secteur de plein fouet. Le point sur la situation.
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Même si l’espérance de vie générale augmente, l’espérance de vieillir en bonne santé ne cesse de diminuer. Avec 19,6 % de la population qui a plus de 65 ans, les Français ont de plus en plus recours aux Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD). Les maladies dé génératrice font de nouveaux cas chaque année. En 2015, 900.000 personnes sont atteintes par la maladie d’Alzheimer en France. Avec 225.000 nouveaux cas tous les ans, les experts ont estimé à 3 millions le nombre de personne atteintes pas la maladie en 2020. Pour des raisons évidentes, les places dans les EHPAD sont essentielles pour prendre en charge ces personnes dépendantes, et le personnel soignant, nécessaire pour palier à cette augmentation constante de personnes en nécessité d’accompagnement.

La gestion des patients, la solution des EHPAD

Les Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes, ou EHPAD, sont des établissements médicalisés, qui signent avec le département ainsi que l’État, une convention les engageant sur la qualité de prise en charge. L’autorisation d’ouverture d’une maison de retraite dépend exclusivement du directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS). Par la suite, si cet établissement veut accueillir des personnes dépendantes, il doit signer une convention tripartite avec le Conseil général et l’ARS pour une durée de 5 ans.

Ces établissements prennent donc en charge essentiellement des personnes âgées dépendante qui nécessitent un accompagnement médicalisé. Les EHPAD sont gérés dans l’intégralité par leurs directeurs, et c’est de lui que dépend la tenue des établissements.

Le personnel soignant des EHPAD est responsable de la gestion des patients. Étant donné la dépendance des personnes internées, le personnel doit être formé. Il existe deux types de dépendance : physique, ou psychologique / neurologique. On retrouve des aides-soignants, médecins, infirmiers, psychologues, et tout autres professionnel spécialisé dans un secteur pour prendre en charge les patients en fonction des besoins de chacun. Parmi les plus de 60 ans en France, plus de 1,2 millions. Ils dépendent de la “silver assurance.

Le prix mensuel médian a été établi à 1949 euros par mois en 2016. En moyenne, la moitié du coût de la dépendance reste à la charge des familles.

La surpopulation en constante augmentation

Le manque d’autonomie, croissante avec l’âge, est le principal facteur de l’intégration d’un EHPAD. La hausse de l’espérance de vie, taux de natalité qui a suivi la Seconde Guerre mondiale, de 1946 à 1974, appelé “papy-boom”, créer une surpopulation des établissements spécialisés.

Pour ces raisons, les EHPAD sont bondés, et la demande ne cessent d’augmenter. La prise en charge des patient est de plus en plus compliquées dû à un manque de personnel compétent.

Le personnel, un manque à combler au sein des centres de soins

Le manque de nouveau personnel et le surplus de résident, de plus en plus dépendants, a augmenté la quantité de travail pour le personnel déjà présent. Le ras-le-bol, et l’hostilité liée aux conditions de travail ont entraîné des manifestations dans différents EHPAD en janvier dernier.

Ces manifestations avaient pour but de démontrer les conditions de travail des employés, mais surtout d’en faire ressortir le manque d’accompagnement des personnes âgées. Le personnel réclame “davantage de moyens humains pour plus de dignité”. Ils souhaiteraient avoir plus de moyens afin de réaliser un meilleur travail avec les résidents. Leur réelle envie est de prendre plus de temps avec chaque patient, afin que ceux-ci puissent recevoir une aide adaptée à leurs besoins.

Des mouvements se sont investis tout autant sur les réseaux sociaux, avec le hashtag #BalanceTonEHPAD. On y retrouve notamment des paroles d’aides-soignants, infirmiers, etc.

“On est en moyenne 1 personne pour 50 chambres, ce n’est pas possible. On ne peut pas faire toutes les chambres tous les jours, donc on en fait 15 à 16 (…). On essaye de ne pas être maltraitant.”

Une nouvelle manifestation est prévue le 15 mars prochain.

Comment l’État réagit face aux différents mouvements sociaux  ?

En vue d’une politique d’austérité (qui vise à réduire le déficit en prônant la hausse de la fiscalité et la baisse des dépense) qui atteint les budgets dédiés aux soins pratiqués par des spécialistes de la santé, et l’allocation personnalisée d’autonomie visant la plus grande indépendance, le conflit continue.

De plus, la politique de Macron visant à réduire les emplois aidés a continué à ouvrir la crise. La nécessité de trouver et d’embaucher de nouveau personnel est une des plus grosses problématiques de ces mouvements, et la perte des emplois aidés.