Crédit immobilier : dette en hausse des ménages et des entreprises

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Alors que la dette en secteur privé est en diminution dans la zone euro, elle augmente en France. À la fin juin 2018 elle représentait 132,2 % du Produit Intérieur Brut (PIB) du pays. La France est encore loin de l’endettement privé du Royaume-Uni (avec 155 % du PIB), ou de celui des États-Unis. La Banque de France estimait même que cette situation risquait de dégénérer en cas de retournement économique, et dans ce cas les ménages et les entreprises pourraient éprouver davantage de difficultés pour rembourser leurs créances.

Est-ce que la dette croissante des ménages est grave ?

Le fait que l’endettement des ménages français ait augmenté considérablement en un an, par suite de la poussée du prêt immobilier, n’est pas catastrophique, car cette dette est soutenable.

Les chiffres de la Banque de France prouvent que l’endettement des ménages représente 59,2 % du PIB (Produit Intérieur Brut), ce qui revient à dire que, pour payer les dettes des consommateurs et des propriétaires, il reste 40,8 % de marge sur toute la richesse produite par le pays.

En comparaison, c’est nettement mieux que les 86,2 % du PIB qui représentent l’endettement des ménages du Royaume-Uni (et le Brexit n’arrangera rien). Quant aux ménages américains, leurs crédits représentent même 102,1 % du PIB des USA !

La France dispose donc actuellement d’une marge de sécurité, ce qui n’empêche pas certains de tomber dans le surendettement.

Est-ce que les crédits immobiliers sont responsables de la hausse de l’endettement ?

L’endettement des ménages et des entreprises est surtout composé de crédits immobiliers. Fin novembre 2018, la Banque de France comptabilisait 943 milliards d’euros de créances immobilières des particuliers dans tout le pays.Ce chiffre représente un peu moins de la moitié des 2040 milliards d’euros de crédits de l’hexagone.

Comme les taux d’intérêt sont encore bas (autour de 1,45 % en 2018), dès le remboursement des premières échéances la part du capital est importante, au point que certains emprunteurs pourraient même revendre leur logement au bout de cinq ans sans perdre leur argent !

Le français en général n’est pas d’un naturel dépensier

En novembre 2018, les banques possédaient dans leurs coffres 2034 milliards d’euros. 820 milliards d’euros dormaient sur des comptes ordinaires créditeurs et les livrets défiscalisés représentaient 485 milliards d’euros.

Ce qui prouve que les liquidités disponibles couvrent pratiquement le capital restant dû de tous les crédits en cours (professionnels et particuliers).

Quelle sera l’évolution de cette dette en 2019 ?

Les perspectives de 2019 prévoient que les ménages français pourraient se montrer plus raisonnables dans leur endettement. Les taux et les prix de l’immobilier vont évoluer, mais resteront encore attractifs, cependant cette tendance devrait influer sur l’endettement des Français en 2019. Les analystes pensent que le volume des crédits délivrés pourrait baisser. Cette tendance est par ailleurs déjà amorcée depuis novembre 2018, avec une diminution de près de 28 %.

De cette analyse, on peut conclure que la situation n’est pas considérée actuellement comme alarmante.

Les entreprises françaises, endettées à des taux variables, sont vulnérables à une remontée des taux d’intérêts, et les autorités bancaires font preuve de vigilance. De son côté, la Banque centrale européenne (BCE) n’a pas changé pour le moment ses taux directeurs.

Sources et références

  • https://www.banque-france.fr/sites/default/files/medias/documents/communique_de_presse_ers_s2_2018_17_12_2018.pdf
  • https://www.banque-france.fr/statistiques/taux-et-cours/taux-dusure
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