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Choisir entre assurance vie et assurance décès

Assurance vie, assurance décès, il est parfois difficile de s’y retrouver et de faire le bon choix. Il convient donc de se référer à quelques informations propres à chaque type de contrat avant toute souscription.

Distinguer assurances vie et assurances décès

Tout d’abord, il faut faire la différence entre assurance vie et assurance décès. En souscrivant une assurance vie, l’assuré constitue un capital qui sera remboursé en une seule fois ou sous forme de rentes au bénéficiaire du contrat au moment du décès du souscripteur. Tandis que s’il souscrit un contrat d’assurance décès, il signe un contrat à “fonds perdus”. En d’autres termes, le contrat ne permet pas de constituer un capital que l’assureur doit reverser au souscripteur à l’échéance de son contrat. L’assurance décès permet au signataire du contrat de garantir les ressources financières d’un de ses proches lorsqu’il vient à mourir avant la fin du contrat. Si le souscripteur est toujours en vie à la date de clôture de l’assurance décès l’assureur n’est tenu par aucune obligation.

En l’occurrence, pour un contrat d’assurance “temporaire décès”, une date de fin du contrat est fixée et si l’assuré meurt avant cette date, un capital sera versé au bénéficiaire. Dans le cas d’une assurance “rente-éducation”, les principes sont les mêmes sauf que les bénéficiaires sont des enfants scolarisés, et l’échéance du contrat est la majorité ou une date estimative de la fin des études de ces derniers. Pour une assurance vie “entière”, un capital est fixé à la date de signature du contrat. La date d’échéance du contrat est dans ce cas la date du décès du souscripteur, peu importe cette date, et le capital prédéfini sera versé au bénéficiaire.

Des variantes d’assurances vie

Une des formules les plus utilisées en assurances est l’assurance vie épargne. Ce type d’assurance permet de constituer un capital pour garantir sa retraite, pour léguer une certaine somme à un proche ou tout simplement pour constituer un patrimoine. Le capital est sécurisé si l’assuré opte pour un fonds mono-support. Les intérêts obtenus seront de l’ordre de 3 à 5%. Les intérêts seront supérieurs si le souscripteur choisit une assurance vie multi supports. Dans les deux cas, l’assurance vie épargne peut exonérer les bénéficiaires de droits de succession, et le bénéficiaire est désigné dans la clause bénéficiaire du contrat.

Une autre forme de contrat d’assurances vie est l’assurance de rente pour laquelle l’assuré doit verser à la souscription ou sous forme de primes régulières un capital à l’assureur. A la fin du contrat, l’assureur est engagé soit à verser immédiatement le capital sous forme de rente viagère au bénéficiaire du contrat si la rente est immédiate, soit de le faire à une date postérieure définie dans le contrat si la rente est différée. Ce type d’assurance peut de ce fait garantir une source de revenus supplémentaires en cas de retraite par exemple. Cependant, aucune rente ne sera honorée par l’assureur si le souscripteur meurt avant l’échéance du contrat. Et enfin, il y a également ce qu’on appelle les contrats d’assurances “mixtes”. C’est la combinaison de l’assurance vie et de l’assurance décès qui est à la fois une garantie en cas de vie et une garantie en cas de décès. La prime versée sera alors fractionnée en deux pour financer chaque garantie. A cause de la complexité de ce type de contrat, il est conseillé de souscrire un contrat clair pour chaque garantie.

L’assurance décès est le moyen d’assurer sa famille après sa mort. Elle permet le versement d’un capital (en une fois ou sous forme de rente) que la famille pourra utiliser comme revenu pour rembourser un prêt, financer les études des enfants…
L’assurance vie quant-à elle, constitue un placement financier où le souscripteur verse, quant il le souhaite, des sommes d’argent afin de les faire fructifier et pouvant à sa convenance les retirer.

Considérée en premier lieu comme un placement financier, l’assurance vie peut aussi être utilisée comme assurance-vie en cas de décès. Lorsque le souscripteur décède, le capital qu’il a accumulé sera directement reversé au bénéficiaire.

Quels avantages

Dans ce cas, tous les avantages et la souplesse de l’assurance-vie seront conservés. Cela peut donc être très avantageux d’utiliser votre assurance-vie en temps qu’assurance décès. Il est nécessaire de rappeler ici les caractéristiques de l’assurance-vie. Placement préféré de français, l’assurance-vie représente 40% du patrimoine financier des Français.
Si les Français l’utilisent autant, c’est parce qu’elle est facile à gérer et permet de faire fructifier un capital élevé, à des taux très intéressants et à l’abri presque total du fisc. Les versements et retraits d’argent sont possibles à tout moment. Le principal avantage de l’assurance-vie est que seules les plus- values réalisées sont taxables et non pas le capital versé.
Début avril 2013, le rapport Berger-Lefebvre proposait une modification des conditions de taxation des assurances-vie, les rendant moins intéressantes pour les gros comptes (supérieurs à 500 000 €).
En cas de retrait d’argent, les plus-values de l’argent retiré seront taxées. Les quatre premières années, les plus-values seront taxées à 47,1%. Les quatre années suivantes, elles seront seulement taxées à 27,1%. Après les huit premières années, les intérêts profiteront d’un abattement de 4 600€ pour une personne seule et de 9 200€ pour les couples. Les gains au-delà de l’abattement seront alors soumis à l’impôt sur le revenu.

Même si le taux moyen de rendement est en baisse, l’assurance-vie reste un placement sûr et rentable.

  • Les taux actuels sont autour de 3% contre seulement 2% pour les autres placements défiscalisés.
  • L’argent investit est placé sur les produits financiers choisis par le souscripteur sur différents types de supports :
    • En unité de compte : l’état du marché financier détermine le rendement (SCPI, FCP, SICAV)
    • Multi support : Gestion automatique qui sécurise et dynamise le placement sur des fonds en euros (SICAV, FCP, SCPI)
    • Mono support : Rémunération sûre comprise entre 3% et 6%.

Comment souscrire ?

Quatre personnes sont concernées lors de la création d’un contrat d’assurance-vie :

  • L’assureur : il est chargé de couvrir les risques pris par l’assuré en garantissant un taux minimum
  • Le bénéficiaire : On lui reverse le capital placé en cas de décès de l’assuré. C’est le souscripteur qui le choisit
  • L’assuré : S’il décède, le capital est alors versé au bénéficiaire
  • Le souscripteur : Doit être majeur ou avoir une autorisation parentale. Celui qui souscrit le contrat et apporte le capital.

Utilisation en tant qu’assurance décès

Si l’assurance-vie est utilisée en tant qu’assurance décès, les avantages sont là encore nombreux.

  • Premièrement, les frais de transmission sont moindres que lors d’une succession classique. Avec l’assurance-vie, il est possible de transmettre une somme allant jusqu’à 152 500€ exonérée de droits alors que cette somme est plafonnée à 100 000€ en succession classique. Au-delà de cette somme, les taxes sur la donation s’élèvent à 20% avec l’assurance-vie contre 45% en donation classique. L’assurance-vie est donc également une bonne assurance décès.
  • Deuxièmement, en cas d’accidents de la vie, les intérêts peuvent être exonérés d’impôts. Ainsi, en souscrivant une assurance-vie, non seulement vous prévoyez votre décès mais en plus vous vous assurez en cas d’accident. Par exemple, les intérêts seront exonérés d’impôts si votre entreprise met fin à votre activité suite à une liquidation judiciaire, si vous êtes mis en retraite anticipée ou si vous devenez invalide de 2ème ou de 3ème catégorie.
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