Comment faut-il assurer les nouveaux véhicules électriques (NVEI) ?

L’utilisation des NVEI est en pleine expansion ces dernières années, mais savez-vous comment les assurer correctement ?
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Les nouveaux véhicules électriques individuels (NVEI) sont, au fil des ans, de plus en plus utilisés pour les transports urbains, car ils sont plus économes, plus maniables dans les encombrements, et plus écologiques qu’une voiture ou une moto.

Cet article vous permettra de faire le point sur leur assurance.

Que sont les nouveaux véhicules électriques individuels ou NVEI ?

On range sous cette appellation :

  • Les mini-gyropodes (appelés aussi hoverboard) : ce sont des sortes de skateboards électriques,
  • Les gyropodes (appelés aussi Segway, du nom du constructeur) : ce sont des deux-roues, avec un manche et un guidon,
  • Les mono-roues : dotés d’une seule roue centrale, ils possèdent deux marchepieds et ils n’ont pas de manche ni de guidon,
  • Les trottinettes électriques,
  • Les vélos à assistance électrique : il s’agit de vélos possédant un moteur électrique et une batterie rechargeable, qui peuvent être des vélos à assistance électriques (VAE), roulant jusqu’à 25 Km/h ou des vélos électriques rapides (jusqu’à 45 Km/h), déjà encadrés par la législation actuelle,
  • Les rollers électriques : ils s’adaptent directement aux chaussures à l’aide de sangles.

Comment les NVEI sont-ils perçus et quel est leur avenir ?

1,5 millions de personnes utilisent déjà ces moyens de locomotion et leur nombre ne fait que progresser au fil des mois. Un sondage récent prouve que 82 % des personnes interrogées pensent que les NVEI vont encore se développer, surtout au sein d’une clientèle jeune.

Quels sont leurs avantages ?

Outre leur côté pratique, mis en avant par 74 % des sondés, c’est aussi leur rapidité qui séduit 61 % des usagers, surtout dans les grandes agglomérations, leur terrain favori.

Et leurs inconvénients ?

Surtout la sécurité, car ces engins sont vulnérables à la fois pour leurs utilisateurs mais aussi pour les autres (deux roues et automobilistes).

Que dit la législation à propos des NVEI ?

Elle demeure encore très floue, car le code de la route ne prévoit pas de règles spécifiques pour ces types de moyens de transport.

Ils sont assimilés jusqu’à ce jour comme étant des piétons. Ils ne doivent pas dépasser les 6 km/h sur les trottoirs, le port du casque bien que fortement conseillé est encore facultatif.

Mais les trottinettes électriques (accessibles à partir de 14 ans, à condition de ne pas dépasser 25 Km/h) ne peuvent pas emprunter les trottoirs, elles doivent être homologuées, et, en cas de contrôle, l’utilisateur doit présenter un certificat de conformité communautaire fourni par le vendeur ou le constructeur, et être au moins assuré au tiers.

Les vélos électriques et les trottinettes électriques, s’ils dépassent la vitesse de 25 Km/h, sont considérés par le code de la route comme des engins à moteur, ils sont tenus de circuler sur la route ou les pistes cyclables et doivent être régulièrement assurés.

Et leur assurance ?

Les offres spécialement dédiées aux NVEI sont encore rares, mais très abordables (une dizaine d’euros par an environ).

S’il n’y a pas encore d’obligation légale de les assurer, il est indispensable de protéger leurs utilisateurs en responsabilité civile, pour couvrir les dommages éventuels qu’ils pourraient causer à des tiers.

Cette clause de responsabilité civile qui est garantie dans votre assurance habitation ou automobile ne couvre pas nécessairement l’usage de tous les nouveaux types de véhicules (en cas de doute, vous pouvez vérifier auprès de votre assureur).

En cas d’accident responsable, l’assurance multirisque habitation est  généralement suffisante, mais pour bénéficier de la clause vol ou incendie,  il faut souscrire à une assurance supplémentaire.

Que faut-il donc retenir concernant les NVEI ?

L’usage de ces nouveaux moyens de transport, bien que ludiques, ne doit pas supprimer le respect des règles de sécurité et du code de la route.

Vérifier les règles locales de circulation (ex : Paris a banni totalement  les NVEI des trottoirs sous peine d’une amende conséquente (135 €)).

Les pistes cyclables et les voies de bus acceptent les NVEI jusqu’à 25 Km/h.

La chaussée est réservée aux véhicules immatriculés, et donc en principe interdite aux NVEI.

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