Entre bénéfices et risques : le constat d'Allianz sur l'IA

Risques et bénéfices de l’intelligence artificielle : le rapport d’Allianz

L’intelligence artificielle pourrait accroître de près de 38% la rentabilité des entreprises d’ici 2035.
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Avec l’arrivée de l’intelligence artificielle (IA) et des nouvelles technologies, certaines entreprises se développent à travers différents domaines tels que l’économie, la politique, l’environnement, la mobilité, la santé ou encore la défense. Cependant, des risques existent à cette démocratisation. The Rise of Artificial Intelligence, le rapport rédigé par Future Outlook and Emerging Risks, et Allianz Global Corporate & Specialty (AGCS), met en avant les opportunités et les risques de l’intelligence artificielle dans ce nouvel environnement.

Les opportunités de l’intelligence artificielle

Grâce aux nouvelles technologies, différentes opportunités s’offrent aux entreprises. Les intelligences artificielles sont des technologies capables de percevoir, comprendre, agir, et même apprendre. Elles sont utilisées dans différents secteurs d’activités et sous différentes formes (voitures autonomes, chatbot).

Cette technologie a donc beaucoup d’avantages. En effet, elle permet aux entreprises d’être plus productives, de réaliser moins de tâches par le biais d’humains, mais également de rendre meilleure l’expérience client. Avec des avancées technologiques continuelles, l’intelligence artificielle se développe et devient donc un outil incontournable pour les entreprises.

Pour le moment, les intelligences artificielles sont dites élémentaires ou “faibles”, et ne permettent de réaliser que des actions spécifiques. Cependant, avec les avancées réalisées, nous verrons dans le futur, qu’elles pourront effectuer des applications dites « fortes ». Selon Accenture, l’intelligence artificielle pourrait accroître de près de 38% la rentabilité des entreprises d’ici 2035.

Les risques de l’intelligence artificielle

Selon Michael Bruch, directeur des tendances émergentes de l’AGCS, “L’IA engendre des bénéfices et des risques dans de nombreux domaines : économie, politique, mobilité, santé, défense et environnement. Des stratégies de gestion active du risque seront nécessaires pour optimiser les bénéfices nets de l’introduction à grande échelle des applications IA avancées dans la société.”

En effet, des risques sont à prévoir, et ce pour différentes raisons. Parmi ces raisons, les cyber-attaques et les défaillances techniques. Ces risques pourraient entraîner de grandes perturbations et les bénéfices engendrés par l’intelligence artificielle serait à hauteur de la gravité des risques. En effet, les forts sinistres financiers vont augmenter en fonction de l’inter connectivité des entreprises.

Selon l’AGCS, les éventuels risques sont liés à l’accessibilité, la sécurité, la reddition de comptes, la responsabilité et l’éthique. Comme évoqué précédemment, l’intelligence artificielle est utilisée dans beaucoup de secteurs comme la santé ou encore les voitures connectées. Les risques peuvent donc être grave si ces secteurs sont touchés par le piratage ou une défaillance.

Pour pallier à ces risques, les entreprises prévoient de créer de nouveaux logiciels intelligents permettant la détection d’intrusions dans leurs systèmes. Cependant, cette solution pourrait tout aussi bien accentuer le risque dans le cas où des hackers en prenaient le contrôle.

Aujourd’hui, si une cyberattaque mondiale survient, les pertes causées seraient estimées à plus de 50 millions de dollars. Si un prestataire de service de cloud (serveur de stockage de données en ligne) stop son activité pendant une demi-journée, les pertes seraient d’environs 850 millions de dollars. Les entreprises sont aujourd’hui extrêmement dépendantes de l’informatique dans leurs activités, ce qui engendre pour elles de grands bénéfices, mais aussi de grands risques.

L’intelligence artificielle et les assurances

Les métiers de l’assurance sont donc amenés à évoluer. En effet, la responsabilité va très certainement changer. Il s’agit maintenant de mettre, à travers de nouveaux contrats, la responsabilité sur le fabricant, autrement dit le concepteur du produit, et non plus sur l’utilisateur. Selon Michael Bruch, la mise en place d’autorité et d’organes spécialisés pourrait être une solution pour “définir un cadre de responsabilité dans lequel les concepteurs, les fabricants ou les revendeurs de produits d’intelligence artificielle seraient soumis à une responsabilité civile limitée.”

Les assurances doivent aujourd’hui recenser les nombreux risques liés à l’intelligence artificielle, afin de formuler des contrats d’assurance civile adaptés aux nouveaux enjeux liés à ces technologies.

Cependant, les assureurs devront eux aussi se protéger contre ces nouveaux risques. Le monde de l’assurance est un des précurseurs en matière de nouvelles technologies grâce aux AssurTech. En effet, les nombreuses évolutions technologiques ont fait prendre conscience aux assureurs qu’il fallait avancer dans ce sens. De nombreuses start-ups permettent aujourd’hui aux assureurs de bénéficier de prestations pour faciliter la mise en place de contrats, la recherche de solutions, ou même encore la recherche de fraudes à l’assurance.

Ces nouvelles technologies permettront aussi de faciliter la relation client avec des services 24h/24, grâce à des chatbots par exemple. Le parcours client facilité permettra de meilleures relations avec la compagnie. Mais l’interaction humaine pourrait-elle être remplacée ?

Sources et références

  • http://www.agcs.allianz.com/global-offices/france/news-press-france/ia-report/
  • http://www.businessinsider.fr/rapport-allianz-passe-en-revue-risques-et-bienfaits-intelligence-artificielle
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