L’AssurTech, un développement à la française pour 2018

L'AssurTech est un groupe d'entreprises dans le domaine des technologies ayant une influence dans le domaine des assurances.
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L’AssurTech, ou InsurTech en anglais, sont des entreprises dans le domaine des technologies ayant une influence dans le domaine des assurances. Elles apportent de grands changements. En France, on recense plus de 50 start-up évoluants dans ce domaine d’activité (selon une étude réalisée par Klein Blue, cabinet de conseil en innovation). L’année 2018 s’annonce sous les meilleurs présages pour ces entreprises, et le milieu de l’assurance, de plus en plus ouvert aux nouvelles technologies et aux innovations.

Les domaines de compétences

Ces entreprises évoluent dans plusieurs domaines, très différents les uns des autres. On remarque plusieurs grandes tendances chez les AssurTech.

L’une de ces tendances est l’assurance collaborative. Le concept est basé sur une communauté d’assuré ayant les mêmes besoins. Un peu à la manière de Blablacar ou encore leboncoin.com, basé eux aussi sur une économie collaborative. Le but d’une telle assurance est d’identifier les besoins de la communauté, afin de trouver une offre adaptée à tous. La communauté ne doit pas être très grande (une centaine de personnes environs), mais doit se ressembler. Par exemple, pour une assurance auto, il faudra identifier les jeunes conducteurs, les personnes âgées, les personnes ayant déjà eu un accident, etc. Cette communauté créée alors un “pot commun” afin de s’assurer ensemble. L’argent qui n’est pas utilisé pour couvrir les sinistres leurs sera restitué à terme. Plusieurs start-ups proposent ce genre de prestation, comme Wecover ou Otherwise.

La digitalisation des assurances a permis de faciliter l’accès des assurés à l’information. Ils peuvent retrouver leurs documents en ligne (dématérialisation), et discuter avec des conseillers. Les chatbots, créés de la transition au digital, permettent de discuter en ligne avec un “conseillé” 24H/24H. Ces conseillers sont en réalité des Intelligences Artificielles qui permettent, à partir de réponse pré-enregistrer, de créer une interaction avec l’interlocuteur.

L’Intelligence Artificielle va permettre la facilitation de la prise de contact lors de la période pré-contractuelle. C’est en fonction des recherches réalisées par le futur contractant, et notamment grâce à ses cookies, que le conseiller pourra avoir accès en amont à ses besoins, ses questionnements, et pourra répondre avec plus de facilité à ses interrogations. Cette technologie est appelée NLG (Natural Language Generation), et est développée par Yseop par exemple.

Mais d’autres domaine de compétences existent, comme pour Shift Technology, une start-up parisienne qui a créé une interface permettant de trouver les fraudeurs en assurance, ou encore la HealthTech, permettant le renseignement médical. L’AssurTech, c’est une aide pour les assurés, mais aussi pour les assureurs.

La digitalisation de l’assurance

 

Avec plus d’un quart des 18-34 ans se disant prêt à choisir un assureur ne provenant pas de l’assurance traditionnelle, l’AssurTech dispose encore de nombreuses possibilités pour se développer.

Selon John Mullen, vice-président et responsable du secteur de l’assurance chez Capgemini : “Si les assureurs ne répondent pas aux attentes des clients issus de la génération Y, ces derniers risquent de partir chez les concurrents non traditionnels qui sont de plus en plus nombreux sur le marché.”

Mais l’assurance traditionnelle est elle aussi prête à se développer en faveur du digitale. Comme évoqué précédemment, les assureur, déjà présent sur internet par le biais de sites, des réseaux sociaux, ou encore de blogs, sont prêt à investir dans les technologies. En effet, les sites et les applications permettent de présenter les offres de l’assureur, mais aussi de créer du lien. Les réseaux sociaux et les blogs, eux, permettent d’amener du contenu éducatif en vu de mieux informer les assurés sur le milieu des assurances.

En 2017, les financements pour les AssurTech ont atteint les 2,29 milliards de dollars au niveau mondial, soit environs 1,86 milliards d’euros. Une partie de ces fonds provenaient d’acteurs traditionnels.

Avec la digitalisation, les courtiers en assurance ont eux aussi connu un essor. Ils proposent des offres de divers assureurs, et vous permettent de choisir l’offre la mieux adaptée à vos besoins. Ils sont eux aussi amenés à se développer.

À quoi s’attendre en 2018 ?

Si 2017 a été une année propice à leur développement, l’année 2018 va permettre de grandes transformations. En effet, la plupart des start-ups ont fait de très nombreuses levées de fond, avec des montants souvent élevés.

De nouveaux risques arrivants, de nouvelles assurances vont certainement faire leurs apparitions. C’est le cas de l’assurance cybersécurité qui tarde à arriver en Europe, mais qui est déjà bien implantée aux Etats-Unis. En effet, le risque n’a jamais été aussi grand en ce qui concerne la cybersécurité, il est donc grand temps pour les assureurs de tirer leur épingle du jeu. De plus, avec la multitude d’objets connectés et la dématérialisation de certains documents, les risques vont continuer d’augmenter.

Alan est une des start-ups de l’AssruTech. Cette entreprise créée en 2016 est la seule start-up à proposer des contrats d’assurance en France. Elle propose des assurances santés BtoC, mais aussi BtoB, tout en facilitant le parcours de l’utilisateur. Remplir le formulaire d’inscription ne prenant pas plus de 5 minutes, l’utilisation est simple et rapide, mais surtout à bas prix.

Pour 2018, les assureurs traditionnels ont donc tout intérêt à continuer leur digitalisation, mais aussi à s’adapter aux divers risques. Axa par exemple s’est fixé des objectifs par le biais de sa stratégie Ambition 2020.

Le défi s’annonce difficile pour les 18-34 ans, car seul 30,5 % prétendent à être satisfaits de leur expérience sur les canaux digitaux des assureurs traditionnels. Ce sont les futures cibles des assureurs pour la santé notamment. Des changements devront être apporté rapidement aux offres existantes.

Sources et références

  • https://www.french-assurtech.com