L’assurance plaisance, un marché à fort potentiel

30 % des dommages surviennent en dehors de la saison lorsque le bateau est à quai ou entreposé à sec.
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À l’occasion du podcast mensuel d’April, Lionel Boismery, président d’April Marine, filiale spécialiste de l’assurance plaisance du groupe April, explique pour quelles raisons il est indispensable de s’assurer même hors saison.

On imagine que le marché de la plaisance est assez petit en France, Y a-t-il un potentiel commercial pour les courtiers ?

« Oui, bien sûr. C’est une niche. C’est un marché beaucoup plus petit que celui de l’auto par exemple. On parle d’un ratio de 1 à 100 en termes de volume. Néanmoins, en France, on estime qu’il y a entre 300.000 et 400.000 bateaux assurables, ce qui n’est pas rien. Et, juste pour l’anecdotes, une très grande majorité de ces bateaux a plus de 30 ans. Moi, personnellement, je suis convaincue que c’est un marché à fort potentiel pour les courtiers. Bien sûr, évidemment, pour ceux qui sont à proximité de plan d’eau, mais aussi pour les autres, en fidélisation de leur clientèle traditionnelle. »

Pourtant la saison de la plaisance est assez courte ?

« Oui, c’est certain, la saison est courte. Un plaisancier navigue généralement de mai à septembre. Cependant, il y a une erreur fréquente à ne pas commettre. Imaginez que le bateau doive être assuré uniquement aux beaux jours quand on va naviguer. Il faut savoir que 30 % des dommages surviennent en dehors de la saison lorsque le bateau est à quai ou entreposé à sec. La baisse de fréquentation des ports et les bateaux sur remorques sont propices au vol. Puis, on a pu le voir assez récemment, les tempêtes et les forts coups de vent ont une incidence forte sur la sinistralité des bateaux. Sans assurance, le plaisancier est responsable de ces dégâts et peut être amené à payer un montant très significatif en cas de sinistre. Pour information, les montants sont de l’ordre de 4.000 € en moyenne (le sinistre moyen est de 4.000 €). Ce qui est assez énorme si le client n’est pas assuré. »

Les courtiers peuvent-ils donc faire vivre leur portefeuille de clients plaisanciers toute l’année ?

« Sans aucun doute. Certains clients se plaignent de payer une prime d’assurance pour un bien qu’ils n’utilisent pas pendant plusieurs mois mais ils n’ont pas vraiment conscience des risques encourus. C’est justement le bon moment pour le courtier de les contacter pro-activement, d’échanger avec eux et de mettre en avant les garanties de leur assurance actuelle qui les couvre toute l’année. C’est aussi évidemment l’opportunité de refaire le point sur leurs besoins réels. Notamment sur la valeur du bateau parce qu’un bateau a une valeur qui décroit chaque année et dont il faut tenir compte dans la valeur d’assurance. Cela permet d’être totalement en phase avec les nouvelles exigences DDA (Directive sur la Distribution d’Assurances). »

À quoi un courtier doit-il prêter attention lorsqu’il préconise une offre d’assurance plaisance ?

« Aujourd’hui, il faut savoir que toutes les assurances offrent à peu près les mêmes garanties sur les couvertures principales. Un contrat est très similaire par rapport à l’autre. En revanche, ce qui fait vraiment la différence, ce sont les garanties annexes, par exemple la casse moteur ou bien le niveau de services. C’est à ça qu’il faut faire attention. Par exemple, la plupart des contrats inclus une assistance standard : Quand le bateau tombe en panne d’essence en mer, le plaisancier organise lui-même l’assistance. Il est ramené à quai par la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer), les pompiers de la mer. Il est ensuite pris en charge par son assureur, qui lui, va organiser le rapatriement, éventuellement, jusqu’à son domicile. Ce qu’il faut savoir c’est qu’il n’y a aucune certitude que le bateau soit remorqué par les sauveteurs. Eux, ils s’occupent des personnes, pas du matériel. En plus, il faut faire face au stress qui, en mer est toujours évidemment décuplé par rapport à une panne à terre. Dans le même cas de figure, avec l’assistance en mer que nous proposons chez April Marine, le client nous appelle, très simplement, et un dépanneur va jusqu’à lui en mer. On le ravitaille en essence et il peut continuer à naviguer sur sa journée. On facilite ainsi la vie des plaisanciers et c’est un véritable levier de fidélisation pour nous, comme pour les courtiers de proximité. »

L’assurance plaisance présente un potentiel toute l’année pour les courtiers de proximité. Tant en fidélisation, qu’en développement de leur portefeuille.

Sources et références