L’évolution future du digital dans l’assurance : Les nouvelles technologies s’implantent dans l’assurance

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Sommaire du Mémoire

1 — L’utilisation des réseaux sociaux et du numérique dans l’assurance, les entreprises françaises accusent elles un retard dans ce domaine vis-à-vis de leurs homologues européennes
2 — Introduction
3 — Le numérique et son développement dans le commerce
4 — Le numérique et son développement dans le commerce : Histoire du numérique
5 — Le numérique et son développement dans le commerce : Développement du numérique dans le commerce
6 — Le numérique et son développement dans le commerce : Son application dans le domaine de l’assurance
7 — Les pays européens face à la digitalisation : La législation autour des données numériques
8 — Les pays européens face à la digitalisation : Le cas de la France, de l’Allemagne et de l’Italie dans la transition numérique
9 — L’évolution future du digital dans l’assurance
10 — L’évolution future du digital dans l’assurance : Les nouvelles technologies s’implantent dans l’assurance
11 — L’évolution future du digital dans l’assurance : Les nouveaux acteurs du marché de l’assurance
12 — Conclusion
13 — Notes et bibliographie

L’introduction du Blockchain

Cette technologie fait partie de ce que l’on considère comme la seconde vague apportée par la révolution numérique dans le courant des années 2008 et 2009. Ce qui a fait connaitre ce procédé a été la création de la première cryptomonnaie, le Bitcoin en 2009. Nous verrons par la suite ce que représente ce type de monnaie virtuelle ainsi que son fonctionnement. En 2015, une nouvelle monnaie cryptographique majeure voit le jour l’Ethereum. Ces deux devises, bien qu’elles ne soient reconnues par aucun Etat à travers le monde, représentent une avancée importante dans le monde économique numérique, mais aussi dans l’assurance.

Le Bitcoin fut la première monnaie entièrement décentralisée qui ne nécessite aucun intermédiaire de gestion, d’où le fait qu’elle n’ait aucun cours légal dans aucun pays. L’Ethereum a été la première devise numérique a utiliser le système de Blockchain, technologie qui a permis d’introduire un nouveau type de contrat, les contrats intelligents.

La Blockchain, ou chaîne de blocs en français, est un procédé qui permet le stockage ou la transmission d’informations de manière sécurisée sans passer par un organe de contrôle. Cette méthode n’étant pas régit par des hommes, elle est plus fiable car contrôlée par des algorithmes complexes. Cette technologie étant décentralisée, les données échangées ne peuvent pas être récupérées par des acteurs externes autres que ceux dont le consentement est à la base de l’échange. C’est la principale différence avec les échanges réalisés sur Internet, étant donné que l’on passe par un FAI, Fournisseur d’Accès à Internet, ou encore un moteur de recherche, comme Google, ces sociétés intermédiaires récupèrent des données sur les différents flux d’informations. La Blockchain permet la création d’un registre de données sécurisées et fiables puisque l’algorithme de cette technologie créé un historique de transaction, permettant une traçabilité dès le premier échange.

On observe cependant quelques limites à ce système, le premier étant une question de maturité. En effet, cette technologie est apparue dans notre économie il y a seulement 10 ans et elle est toujours actuellement en pleine phase d’évolution. Elle est constamment mise à jour et les rapports d’activités là concernant sont encore peu nombreux.

La technologie de Blockchain a d’ores et déjà été appliquée dans plusieurs domaines dont le stockage et la sécurisation de données sensibles. Puisque ce système permet de créer des registres de données inviolables, des entreprises ont décidé d’utiliser cette méthode afin de proposer des services de stockage fiables reposant sur la technologie du Blockchain. La traçabilité des données étant un des avantages majeurs de la chaîne de blocs, des sociétés proposent des transactions en ligne utilisant ce système pour garantir à leurs utilisateurs une sécurité que les moyens traditionnels ne peuvent pour le moment pas proposer.

L’un des usages qui nous intéressent tout particulièrement est son application aux contrats dits intelligents. Ces derniers sont encore peu nombreux à l’heure actuelle, mais avec la démocratisation du Blockchain, leur utilisation devrait augmenter dans les années à venir. On les appelle « smart contracts » puisque la technologie utilisée permet l’automatisation d’une partie voire de la totalité des clauses contractuelles. L’investissement de départ mis à l’écart, cela représenterait un gain massif de temps mais aussi d’argent pour l’assureur qui n’aurait plus à traiter les réclamations des assurés, mais aussi pour ces derniers dont les indemnisations seraient ainsi distribuées beaucoup plus rapidement puisque calculées instantanément par l’algorithme.

De grands acteurs du marché de l’assurance ont commencé à se lancer sur le marché des assurances intelligentes comme Axa, qui a lancé en 2017 la phase de test de Fizzy, un contrat intelligent qui permet de percevoir une indemnisation en cas de retard sur un vol d’avion. Actuellement disponible uniquement sur les vols entre les Etats Unis et l’aéroport de Paris – Charles de gaulle, une personne peut donc enregistrer son vol via la technologie du Blockchain sur Fizzy, qui est connecté au réseau de base de données du trafic aérien. Elle peut personnaliser son contrat et reçoit dans la foulée le montant qu’elle percevrait en cas d’un retard de plus de 2 heures sur son vol. Si retard il y a, elle est automatiquement prévenue par mail ou message et l’indemnisation lui est versée instantanément.

Le secteur de l’assurance vie pourrait lui aussi être modifié avec l’intégration de chaîne de blocs.

Cela concerne surtout les contrats en déshérence, à la suite de la loi Eckert qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2016. Dès lors qu’un placement en assurance vie rentre dans le cadre de cette loi pour inactivité, il faut vérifier que l’assuré ne soit pas décédé en consultant le RNIPP, Répertoire National d’Identification des Personnes Physiques. Si le décès est bel et bien constaté, cette partie-là ainsi que l’indemnisation des bénéficiaires qui suit, pourraient être automatisées avec l’utilisation du Blockchain. Si les informations concernant les bénéficiaires sont enregistrées au préalable, le circuit de vérification et d’indemnisation pourrait se faire tout seul. Néanmoins, cela pose un problème au niveau de la gestion des données, car le Blockchain une fois établi ne peut être modifié, ce qui rend le changement de bénéficiaire compliqué à l’heure actuelle. De même, pour que les sommes placées sur les contrats puissent être restituées, il faut que tous les bénéficiaires possèdent un RIB qui serait renseigné, ce qui est le cas de la majorité de la population, mais cela reste cependant un obstacle pour les bénéficiaires n’ayant pas de domiciliation bancaire.

Cette technologie intrigue les assureurs puisqu’ils sont nombreux à avoir investi dans des startups spécialisées dans la Blockchain, comme Axa Strategic Ventures qui a investi dans la nouvelle société Blockstream. Le géant allemand Allianz a lui aussi mit un pied dans le monde de la chaîne de blocs en collaborant avec Nephila dans le domaine de la réassurance et du risque climatique.

L’une des dernières utilisations possibles de la technologie Blockchain est à vocation coopérative et c’est ce que nous allons voir par la suite.

Le système « peer-to-peer » collaboratif

Le modèle de « pair à pair » se calque sur le fonctionnement du Blockchain pour proposer, dans le domaine de l’assurance, la création d’une communauté auprès des assurés. Tous s’inscrivent dans une démarche d’assurance individuelle mais bénéficient des avantages inhérents à un groupe. Ce système collaboratif étant de plus en plus en vogue ces dernières années que ce soit avec le développement d’application communautaire comme le covoiturage avec BlaBlaCar ou encore la croissance du financement participatif avec Kickstarter ou Ulule en France, ce n’était qu’une question de temps avant que l’assurance ne s’y lance.

Ce système implique la mise en place d’une DAO, Decentralized Autonomous Organization, c’est une organisation décentralisée dont la gestion est entièrement automatisée, transparente et inscrite dans une Blockchain. Cette institution ne comporte pas de facteur humain, ici tout est géré informatiquement et est accessible à tous les membres faisant partie de l’assurance collaborative en question. Les seuls contrats distribués par ces DAO sont des contrats intelligents que nous avons définis plus tôt.

Le système d’assurance collaborative couplé à une DAO ressemble donc fortement à un service de mutuelle en France, à la différence que le modèle peer-to-peer est bien moins couteux que les assureurs ou mutuelles. Les primes sont 30% moins chères que les intermédiaires traditionnels.

Cependant, ces nouvelles plateformes naissantes ne sont pas forcément armées pour se protéger des risques les plus onéreux. C’est pour cette raison que les montants garantis par les assurances collaboratives correspondent à de faibles risques. Dès lors que ceux-ci sont un peu trop élevés, la plateforme fait appel à des assureurs traditionnels pour se réassurer sur un risque trop important pour être géré à son niveau. Pour le moment ce genre de modèle peut fonctionner tant que la base des assurés est petite, car dès lors qu’elle grandit, les risques liés augmentent aussi, or comme l’on vient de le dire, les ressources des assurances collaboratives proviennent exclusivement de leurs assurés, ce qui ne serait pas suffisant pour faire face à des indemnisations en cas de risque élevé.

Les principaux acteurs de ce nouveau marché du P2P sont principalement des insurtechs, des startups qui voient dans la blockchain l’avenir de l’assurance.

Le groupe d’assurance Generali avait essayé, bien avant tout le monde, de lancer une assurance participative en 2009 en France, avec la création de sa plateforme Kontsurnous.fr. Malheureusement, par fautes de souscriptions, le site a fermé ses portes 3 ans plus tard, les assurés n’étaient pas convaincus à l’époque de la portée collaborative de ce projet. Ce qui ne semble plus être le cas à l’heure actuelle puisque les investissements dans le milieu de l’assurance collaborative décentralisée sont de plus en plus nombreux à travers le monde.

Eu Europe, il y avait jusqu’à présent deux grands noms de l’assurance collaborative qui revenaient sur la toile. Celui de Guevera, startup londonienne qui a investi le marché de l’assurance auto et Friendsurance, une startup allemande qui, établie depuis 2010, est toujours en activité aujourd’hui.

A l’inverse Guevera a récemment fermé ses portes suite à un trop faible nombre d’assurés. La startup proposait pourtant un système intéressant qui consistait à utiliser l’excèdent de primes payées d’une année pour baisser celles de l’année suivante. Cela n’a apparemment pas suffit pour attirer assez de clients sur le modèle participatif.

Friendsurance est quant à elle toujours en activité puisque la compagnie s’est même étendue en Australie. Après une levée de fond en 2011, atteignant plus de 15 millions de dollars, la startup a réussi à se faire un nom en Allemagne, qui était son seul marché à l’époque. On peut la comparer à la société Groupon, dont le principe est de regrouper les demandes des consommateurs afin d’obtenir un tarif de groupe plus attractif pour les clients. Le principe de Friendsurance est que, si à la fin de l’année aucun sinistre n’a été déclaré, un remboursement pouvant allez jusqu’à 40 % des primes payées sera reversé aux assurés. Tout est fait pour minimiser le coût de l’assurance en partageant la responsabilité financière et le coût des réclamations entre les adhérents.

La startup qui fait parler d’elle en ce moment n’est autre que Lemonade, basée à New York. Cette dernière avait effectué une première levée de fonds en avril 2017 récoltant ainsi plus de 60 millions de dollars. En décembre 2017, la firme a annoncé une nouvelle levée de 120 millions de dollars avec des investisseurs comme Google Venture, SoftBank Group ou encore Allianz. Cette startup a su combiner habilement la technologie du « Big data » ainsi que l’intelligence artificielle pour créer une expérience client sans pareille. Le principe est que tout se passe par l’application mobile de la firme, il n’y a donc aucun support papier. Tout se passe par le biais de vidéos ou de photos lors de la déclaration de sinistre. Les contrats sont souscrits en direct via le smartphone de l’assuré, les primes sont calculées instantanément et en cas d’indemnisation, le virement se fait automatiquement suite à un ordre donné par l’application. La transparence du fonctionnement de la startup rassure également les adhérents et sa façon de lutter contre la fraude est une initiative que beaucoup félicite. En effet, lors de la souscription d’un contrat, l’assuré a la possibilité de choisir une ONG à laquelle faire un don avec les excédents de primes, s’il y en a, en fin d’année. Ce côté caritatif a joué en faveur de l’assureur, mais ce n’est pas le seul argument qu’ils ont à proposer. Leur promesse est de proposer un contrat répondant aux attentes du client en moins de deux minutes et une indemnisation en cas de sinistre qui se fera en moins de trois minutes, des chiffres qui font rêver.

A la fin de l’année 2017, Lemonade comptabilisait pas moins de 90.000 clients, un chiffre bien supérieur aux 13.000 initialement prévus et leur récentes levées de fonds ne laissent présager que le meilleur pour cette startup.

L’assurance peer-to-peer représente donc un secteur encore instable. Bien que reposant sur la technologie Blockchain dont les qualités ne sont plus à prouver, les consommateurs ne semblent pas assez intéressés ou du moins pas assez confiants envers ce modèle entièrement géré par algorithmes et ne comportant plus de facteur humain. Nombreuses sont les startups qui se sont lancées dans ce milieu en proposant un service, des produits innovants et moins couteux que ceux des acteurs traditionnels, mais pour autant peu ont su tirer leur épingle du jeu.

La « success story » de Lemonade, va peut-être réconcilier les consommateurs avec ce nouveau format d’assurance. En tout cas, du point de vue des investissements réalisés, le secteur à l’air prometteur.

Les débuts de l’assurance pour les cryptomonnaies

Comme nous l’avions évoqué précédemment, les premières monnaies virtuelles ont vu le jour en 2009 avec l’arrivée du Bitcoin, crée anonymement. Depuis cette date, de nombreuses autres devises ont vu le jour, dont l’une marquante en 2015, à l’origine aujourd’hui des « smarts contracts », l’Ethereum.

Si on ne dénombre pas moins de 1.200 cryptomonnaies à travers le monde, les deux que nous venons de citer représentent à elles seules, en 2017, 76 % de la capitalisation totale de ces devises virtuelles, le Bitcoin en tête avec plus de 123 milliards de dollars d’actifs et l’Ethereum ensuite avec plus de 28 milliards. Le marché de la cryptomonnaie a d’ailleurs passé la barre symbolique des 200 milliards de dollars en novembre dernier.

Mais ce cap n’était que le début, le marché s’est ensuite emballé dans des proportions encore jamais vues auparavant.

Evolution du marché des cryptomonnaies28

Evolution du marché des cryptomonnaies

En janvier 2018, le marché avait dépassé la barre des 800 milliards de dollars en capitalisation. Le Bitcoin a connu un pic a plus de 19.000 dollars l’unité. Cette hausse s’est expliquée par un engouement massif des investisseurs dans les monnaies virtuelles, qui ne suivait pas forcement une logique, mais une mode. En effet, les monnaies virtuelles ont pour la plupart un objectif, comme le Ripple qui sert uniquement pour les transactions entre intermédiaires bancaires. Les nouveaux arrivants sur le marché n’étant pas au courant des coutumes et des usages du marché ont investi massivement sans chercher à savoir ce que représentaient les monnaies. Ils le faisaient juste parce que leurs valeurs grimpaient. Cette spéculation, qui semblait sans fin, s’est finalement arrêtée brusquement à la suite de l’explosion de la bulle des devises virtuelles.

A l’origine de cet effondrement impressionnant, la plateforme de transactions japonaise Coincheck qui, le 26 janvier 2018, s’est fait pirater et voler pour plus de 530 millions de dollars de la cryptomonnaie NEM, l’une des concurrentes grandissantes du Bitcoin. Les investisseurs en monnaie virtuelle ont pris peur à la suite d’une telle annonce et ont commencé à vendre leurs actifs en masse, créant ainsi une dévaluation de ces devises. La confiance dans celles-ci a commencé à faiblir. Par la suite, c’est la Chine qui a annoncé l’interdiction pure et simple des transactions en cryptomonnaies sur son territoire, fermant un marché de plus de 1.4 milliards d’habitants. Le dernier point qui a fini d’affaiblir le marché de la monnaie virtuelle n’est autre que la décision des grosses banques américaines, comme la Lloyd’s ou encore Morgan Chase, qui ont suspendu tous les achats de cryptomonnaies par carte bancaire pour leurs clients, en prétextant un fort risque d’endettement du fait de l’engouement pour ce marché. Après avoir une subi une chute entre 50 et 80 % de leurs valeurs, les monnaies virtuelles sont de nouveau reparties à la hausse depuis avril.

Bien que les monnaies virtuelles représentent toujours à l’heure actuelle un marché de niche, il existe plus de 100.000 sites qui acceptent ce genre de devise. Le Bitcoin est évidement la cryptomonnaie la plus utilisée, mais de plus en plus, les autres se développent dans le commerce en ligne. Mais cette ouverture aux devises virtuelles se fait aussi dans les magasins physiques. C’est le cas à Paris à la galerie commerciale « Le passage du Grand Cerfs », qui est désormais surnommée le « Bitcoin boulevard ». En effet, la majeure partie des commerçants ont décidé d’accepter le Bitcoin comme moyen de paiement. Ils ne sont pas les pionniers en Europe, mais l’initiative est à saluer et pourrait aussi insuffler ce genre de mouvement dans les autres grandes villes de France.

Ils sont des dizaines de millions à travers le monde à utiliser les cryptomonnaies que ce soit dans le but de réaliser des échanges, du commerce ou tout simplement comme produit d’épargne en spéculant sur la hausse de la valeur des devises. Le piratage dont a été victime la plateforme japonaise Coincheck et les nombreuses attaques que subissent les professionnels quotidiennement ont mis en évidence un risque que les assureurs entendent bien couvrir.

De nombreux assureurs comme XL Catlin, l’un des spécialistes mondiaux sur les risques élevés en IARD et en réassurance ou encore Mitsui Sumitomo, un grand groupe japonais, proposent d’ores et déjà des contrats d’assurance garantissant le vol de monnaie cryptographique. Le défi que représente ce secteur tient dans la difficulté à sécuriser et garantir ces données numériques. En définitive, le procédé de mise en place de la sécurité nécessaire et l’établissement du profil de risque inhérent à la société prennent bien plus de temps que pour les assurances conventionnelles. Le monde de la cryptomonnaie étant encore en pleine évolution, il est difficile pour les assureurs d’évaluer les mesures de sécurité nécessaires.

Néanmoins, tous les assureurs acteurs de ce marché ont une clause en commun sur le stockage de ces monnaies virtuelles. Elles doivent être gardées dans ce que l’on appelle un « cold storage », c’est-à-dire, l’équivalent d’un coffre-fort numérique mais qui n’est pas connecté à Internet, comme une clé USB ou disque dur externe. Lors du piratage subit par Coincheck, toutes les données étaient stockées sur des « hot storage » qui sont eux reliés à Internet en permanence et qu’il est donc beaucoup plus facile de pirater.

Pour autant, ces produits d’assurance sont minoritaires sur le marché car du fait de la difficulté de les mettre en place, ils sont très onéreux. Sur les contrats actuels, assurés pour 10 millions de dollars de cryptomonnaie, cela revient à payer une prime de 200.000 dollars à l’année, soit 2 % du montant assuré, ce qui est une somme non négligeable.

Cependant, malgré l’éclatement d’une première bulle en ce début d’année 2018, le marché de la devise virtuelle est toujours en plein essor. Les assureurs ont une place à prendre auprès des acteurs du milieu. Même si actuellement il est difficile de couvrir et de quantifier ce genre de risque, le manque de données concernant le domaine devrait peu à peu se combler et permettre d’une part de proposer des assurances plus rapidement, mais surtout plus abordable.

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