Le numérique et son développement dans le commerce : Histoire du numérique

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Sommaire du Mémoire

1 — L’utilisation des réseaux sociaux et du numérique dans l’assurance, les entreprises françaises accusent elles un retard dans ce domaine vis-à-vis de leurs homologues européennes
2 — Introduction
3 — Le numérique et son développement dans le commerce
4 — Le numérique et son développement dans le commerce : Histoire du numérique
5 — Le numérique et son développement dans le commerce : Développement du numérique dans le commerce
6 — Le numérique et son développement dans le commerce : Son application dans le domaine de l’assurance
7 — Les pays européens face à la digitalisation : La législation autour des données numériques
8 — Les pays européens face à la digitalisation : Le cas de la France, de l’Allemagne et de l’Italie dans la transition numérique
9 — L’évolution future du digital dans l’assurance
10 — L’évolution future du digital dans l’assurance : Les nouvelles technologies s’implantent dans l’assurance
11 — L’évolution future du digital dans l’assurance : Les nouveaux acteurs du marché de l’assurance
12 — Conclusion
13 — Notes et bibliographie

Du Web 1.0 au 4.01

Du Web 1.0 au 4.0

Le Web 1.0

C’est celui que l’on appelle « Web traditionnel » qui commença en 1990 et fut remplacé aux débuts des années 2000. C’est le début du World Wide Web, l’utilisation était donc restreinte. Il s’agit de la découverte de l’utilisation de ce nouveau réseau par les entreprises mais aussi par les particuliers.

On retrouve donc ici des sites très simples sur lesquels une entreprise scanne sa ou ses plaquettes d’informations sur ses produits ou services. Ici, l’utilisateur est passif, il se contente de recevoir l’information, et n’a pas la possibilité d’interagir avec. C’est ce que l’on appelle un système « push », c’est-à-dire que l’information va du site vers l’internaute, mais elle ne fait pas le chemin inverse.

Comme dit précédemment, le contenu des sites est limité et leur construction l’est tout autant, ils sont à l’époque très lourds et peu réactifs.

On note toutefois pendant cette ère l’apparition des premiers sites marchands, dit « ecommerce ». La communication se fait essentiellement par e-mail, forum et publicité en ligne.

On parle de « one to many », c’est-à-dire que l’information est mise en ligne par une personne ou une entreprise à destination des internautes, elle est à sens unique.

Le Web 2.0

Il correspond au « Web social » puisque le partage est devenu la priorité. Avec l’arrivée des réseaux sociaux, la démocratisation des blogs et l’émergence sur le marché des smartphones, ou du moins des téléphones connectés, Internet gagne en popularité de manière exponentielle et se dynamise. Les utilisateurs s’échangent à présent des images, des vidéos ou encore des musiques.

Le contenu des sites s’étoffe donc avec les interactions entre utilisateurs et ces derniers ne sont plus passifs, ils deviennent acteurs du développement.

En ce qui concerne les sites de commerces et de ventes, la concurrence est rude, il est difficile de se faire une place sur ce marché hyperconcurrentiel car tous se sont lancés au même moment en proposant les mêmes offres. La personnalisation n’étant pas ce qu’elle est aujourd’hui, une impression de déjà vu se fait ressentir sur les sites de cette époque, ne leur permettant pas de se distinguer.

On passe ici d’une diffusion de l’information de « one to many » à « many to many », du fait des nombreux nouveaux entrants sur le secteur de l’Internet.

Cette version 2.0 se termine en 2009 et fût la période de socialisation virtuelle pour les novices qui découvraient ce nouveau réseau.

Le Web 3.0

C’est l’ère dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, on estime que comme les précédentes elle devrait durer 10 ans et se terminer à l’horizon 2020.

Après le Web 2.0, Internet s’est vu garnir de nombreuses informations, documents, vidéos et autres, mais du fait de sa démocratisation au grand public, tout ce qui est présent sur le réseau n’est pas forcément véridique. En effet, un des problèmes générés par la période précédente tourne autour de la qualité des informations transmises qui était plus qu’inégale. De ce fait, le Web 3.0, appelé « Web sémantique » a pour but de classer et de diriger les internautes le mieux possible pour leur communiquer des informations justes et pertinentes. Les consommateurs en plus d’être actifs, s’engagent donc pour améliorer leur expérience du net et sont par la même occasion de plus en plus présents sur le web.

La portabilité du web vers les smartphones, tablettes ou encore montres connectées s’améliorent et on commence à voir s’opérer un changement des habitudes des consommateurs qui utilisent de moins en moins leur ordinateur personnel au profit de leur téléphone connecté.

Utilisation de l’équipement en fonction de l’activité2

Utilisation de l’équipement en fonction de l’activité

Dans le cas de la France en 2017, 73 % de la population de 12 ans et plus, possède un smartphone. De plus, l’arrivée de la réalité virtuelle ou encore de la réalité augmentée favorisent encore une fois à la dynamisation d’Internet. Dans les nouveautés toujours apportées par le Web 3.0, on note aussi la naissance du « Cloud », un espace de stockage décentralisé permettant aux utilisateurs d’accéder à ce dernier de n’importe quel terminal et de n’importe où.

Une nouvelle fois, le type de communication évolue en devenant ici du « many to one », car contrairement au 2.0, les entreprises analysent les données clients qui sont à leur disposition et de ce fait personnalisent leurs offres ou services afin de combler un internaute ou groupe d’internet en particulier. Les consommateurs deviennent plus exigeants et ne souhaitent pas faire partie de la masse, ils recherchent un contact exclusif ou du moins privilégié auprès des entreprises.

Pour d’autres, ils ne veulent plus de ce contact et passent directement par des plateformes en ligne, notamment en assurance, c’est le cas avec les différents comparateurs en ligne ou encore courtier grossiste.

Le Web 4.0

C’est ce que l’on s’imagine être l’Internet de demain, après 2020 donc. On le prénomme déjà « Web intelligent » et serait dans la lignée du Web 3.0.

En revanche, de nombreuses réserves sont émises à son sujet car la protection des données ou encore de la vie privée pourrait se retrouver menacées dans un Internet omniprésent et intrusif.

A l’inverse dans le commerce, les analyses de données devraient être plus pointues ce qui permettrait davantage de personnalisation au niveau des produits et services. Beaucoup sont encore réticents à l’idée de ce Web avec qui on ne pourrait faire plus qu’un, ou bien encore l’Intelligence Artificielle qui effraie sur son potentiel et son utilisation.

Autre sujet de controverse actuel, l’utilisation des crypto-monnaies, tel que le Bitcoin ou encore l’Ethereum pour ne citer que les plus connues. De plus en plus acceptée sur Internet mais aussi dans les magasins physiques, cette monnaie non réglementée pourrait être l’avenir de la monnaie actuelle, mais beaucoup de questions quant à son utilisation qui permet l’anonymat et donc facilite les transactions frauduleuses.

On observe donc au travers de ces différentes phases s’étalant actuellement sur 30 années que le média que représente Internet à profondément évolué. La manière dont les internautes échangent s’est modifiée, de même que la façon de leur vendre un produit ou un service. Les entreprises personnalisent dorénavant leurs offres et vont chercher le client, elles n’attendent plus comme lors du Web 1.0 que ce soit lui qui fasse les démarches.

Les perspectives offertes par les avancées technologiques du Web 4.0 semblent prometteuses mais soulèvent encore beaucoup de question. La vie privée et le respect des données personnelles sont au cœur de ce débat, à l’heure ou le « Big data » se mue peu à peu en « Smart data ».