Le numérique et son développement dans le commerce : Développement du numérique dans le commerce

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Sommaire du Mémoire

1 — L’utilisation des réseaux sociaux et du numérique dans l’assurance, les entreprises françaises accusent elles un retard dans ce domaine vis-à-vis de leurs homologues européennes
2 — Introduction
3 — Le numérique et son développement dans le commerce
4 — Le numérique et son développement dans le commerce : Histoire du numérique
5 — Le numérique et son développement dans le commerce : Développement du numérique dans le commerce
6 — Le numérique et son développement dans le commerce : Son application dans le domaine de l’assurance
7 — Les pays européens face à la digitalisation : La législation autour des données numériques
8 — Les pays européens face à la digitalisation : Le cas de la France, de l’Allemagne et de l’Italie dans la transition numérique
9 — L’évolution future du digital dans l’assurance
10 — L’évolution future du digital dans l’assurance : Les nouvelles technologies s’implantent dans l’assurance
11 — L’évolution future du digital dans l’assurance : Les nouveaux acteurs du marché de l’assurance
12 — Conclusion
13 — Notes et bibliographie

Les débuts du e-commerce

Comme nous l’avions vu précédemment, ce que l’on appelle le e-commerce a débuté dans les années 1990, au cours du Web 1.0. C’est à cette période que l’accès aux ordinateurs et donc Internet s’est ouvert au public.

Il y a un lieu en particulier qui a fortement participé au développement d’Internet et du commerce numérique, regroupant un bon nombre de startups qui se révèleront plus tard être des géants du milieu, la Silicon Valley. Cette vallée était active bien avant qu’elle soit nommée ainsi en 1971, en effet, de grands noms de l’industrie informatique se trouvaient déjà sur place à la fin des années 30, tel Hewlett-Packard (HP) pour ne citer que celle-ci.

Mais de nos jours, lorsque l’on évoque cette fameuse Silicon Valley, il y a 4 noms d’entreprises qui sont omniprésents, les GAFA, Google, Amazon, Facebook, Apple. Dans les années 90, c’est Amazon qui s’impose comme l’un des géants du e-commerce suivi par un des concurrents direct eBay.

Néanmoins, le passage du Web 1.0 au Web 2.0 ne s’est pas réalisé sans mal, en effet, au cours de l’année 2000 est survenu l’éclatement de la bulle internet, autrement appelée bulle « dot.com ».

Evolution de l’indice du NASDAQ (1975-2014)3

Evolution de l’indice du NASDAQ (1975-2014)

Portées par de larges investissements, les sociétés du domaine des TIC, pour Technologie de l’Information et de la Communication, se sont vite retrouvées surévaluées vis-à-vis des montants réels qu’elles représentaient. L’éclatement de cette bulle spéculative a tout d’abord commencé aux Etats-Unis avant de se propager en Europe ne laissant derrière elle que les sociétés les plus solides comme Amazon, Google ou encore eBay par exemple.

L’apparition des réseaux sociaux

Au cours de l’ère 2.0, deux sociétés qui sont maintenant considérées comme des géants de l’industrie du numérique ont vu le jour, Facebook en 2004 et Twitter en 2006. Cependant, il faut noter que le premier réseau social ayant vu le jour n’est autre que Classmates en 1995. Ce dernier proposait de mettre en relation d’anciens camarades de classe et rencontra un franc succès, et reste toujours actif de nos jours. Mais en 2003, c’est le site Myspace qui démocratise le phénomène des réseaux sociaux. Il proposait aux utilisateurs un espace d’expression libre que pouvait venir visiter les internautes et un système de messagerie instantanée.

Portés par la génération Y et Z, les réseaux sociaux ont connu une croissance impressionnante, comme l’en témoigne la montée en puissance de Facebook depuis sa création.

Evolution du nombre d’utilisateurs actifs de Facebook depuis 20044

Evolution du nombre d’utilisateurs actifs de Facebook depuis 2004

Culminant de nos jours à plus de 2 milliards d’utilisateurs actifs mensuels, Facebook est bel et bien l’un des géants américains contemporains.

Mais attention cependant, les autres réseaux sociaux ne sont pas en reste, c’est le cas notamment de Youtube qui est une plateforme de partage de vidéos en ligne, racheté en 2006 par ni plus ni moins que Google. Ce dernier avait par ailleurs tenté de lancer leur propre réseau avec Google+ qui n’affichait pas moins de 250 millions d’utilisateurs en 2012, seulement un an après son lancement. Cependant, ce chiffre est à nuancer car tous les utilisateurs du service de messagerie Gmail de Google se voyaient automatiquement inscrit sur ce fameux réseau.

Mais en dehors de l’utilisation purement personnelle de ces médias, les entreprises ont elles aussi sauté le pas en voyant le potentiel commercial de ces réseaux sociaux. Il serait d’ailleurs aujourd’hui impensable pour une société de se priver de ce moyen de communiquer massivement. C’est un moyen pour elle de récupérer de la visibilité gratuitement tout en touchant un public bien plus large que leur implantation locale.

Chaque réseau à sa fonction mais dans un premier temps, ces derniers servent à faire connaître l’entreprise, à lui créer une image sur Internet. C’est pour les sociétés un moyen de se rapprocher de sa clientèle. La présence de chat instantané sur les réseaux permet aussi de faire du service client, c’est ce qui créé de la proximité entre vendeurs et clients.

Selon une étude menée par Hootsuite5, le quatuor de tête des réseaux sociaux les plus utilisés en entreprise ne sont autres que Facebook, Twitter, Linkedin et Youtube.

Utilisation des réseaux sociaux en entreprise (%)6

Utilisation des réseaux sociaux en entreprise

Il est intéressant de remarquer une nouvelle fois que sur les 5 premiers médias, 3 appartiennent aux GAFA. Nous nous attarderons dans le point C. sur l’étude de la fonction de chacun des principaux réseaux sociaux et leur implication dans le milieu de l’assurance.

Le e-commerce en quelques chiffres

Plus communément appelé commerce en ligne, cette nouvelle façon de consommer a su s’imposer au fil des années pour, en l’espace de 30 ans, prendre une place non négligeable dans l’économie actuelle.

Au début de la vente en ligne, les transactions s’effectuaient par ordinateur, mais avec l’arrivée des objets connectés comme les smartphones, les tablettes ou encore plus récemment les montres, on observe peu à peu un changement du support utilisé.

Selon la Fevad7, les ventes réalisées par téléphones portables représentaient 10 % du marché de la vente en ligne et 2015, et elles ont atteint 30 % en 2016. Dans le e-commerce, le secteur de la vente sur mobile est donc en plein essor.

Part du e-commerce dans la vente au détail entre 2014 et 20178

Part du e-commerce dans la vente au détail entre 2014 et 2017

Comme l’on peut le voir dans le graphique ci-dessus, la vente en ligne est en constante croissance. Si certains pays ont complètement adopté ces nouvelles habitudes de consommation, comme le Royaume Uni, les Etats Unis ou encore l’Allemagne, d’autres peinent à faire de la vente en ligne un secteur porteur à l’instar de l’Italie ou encore la Pologne.

Dans le cas de la France, le e-commerce représentait 6.9 % en 2014 du commerce total et a atteint en 2017 10 %.

Pour cette même année, les français ont acheté pour plus ou moins 80 milliards d’euros sur Internet, un chiffre en hausse de 11 % par rapport à l’année précédente, où les ventes avaient cumulé 72 milliards d’euros.

On recense en France pas moins de 200.000 sites de e-commerce pour plus de 36 millions d’acheteurs, mais pour autant les magasins physiques ne sont pas en danger. Au contraire, le développement du numérique dans la vente a aussi eu pour effet de favoriser la communication multi-canal. De plus en plus, la stratégie des entreprises est de joindre le magasin traditionnel et la vente en ligne dans une seule et même expérience. C’est le cas notamment lorsque les internautes réservent un article en ligne puis viennent le chercher en magasin, cela permet une seconde prise de contact pouvant entraîner une vente annexe en plus de la réservation.

En 2014, le e-commerce représentait plus de 110.000 emplois en France, passant ainsi devant des secteurs comme la presse ou la publicité.

Alors bien qu’actuellement les chiffres ne semblent pas impressionnants, il faut tout de même les remettre dans leur contexte. Au terme des trois décennies qui ont suivi la propagation d’internet dans les foyers du monde, la vente en ligne représente actuellement 12 %9 du commerce de détail à travers le monde. Ce chiffre est d’ailleurs voué à la hausse, du fait de la découverte plus précoce de l’outil qu’est Internet par les nouvelles générations, et de la multiplication des objets connectés qui prennent une place de plus en plus importante dans notre quotidien. Les utilisateurs de smartphones passent actuellement en moyenne plus de 2 heures par jours sur leurs écrans et ces chiffres vont en augmentant. Il est donc vital pour les entreprises de se positionner sur ce marché du numérique, et de plus en plus sur celui du mobile.

La transformation du « Big data » vers le « Smart Data »

L’appellation « Big data » a été pour la première fois évoquée à la fin des années 1990 et il n’existe pas pour l’heure de définition sur laquelle tous s’accorde. Ce terme désigne les données qui sont récoltées massivement quotidiennement et qui sont bien trop importantes pour être traitées par l’homme ou bien les outils logistiques classiques.

La question qui se pose le plus souvent est de savoir d’où proviennent ces données. Il faut savoir qu’elles viennent de partout. En effet, à chaque recherche effectuée sur les moteurs d’Internet, des données sont collectées par les entreprises propriétaires de ces programmes. Ce que nous publions sur les réseaux sociaux représentent des informations qui sont récupérées, il en est de même pour nos données GPS, nos achats en ligne ou encore nos messages privés ou non.

Mais le fait de récolter ces données n’a aucune valeur si elles ne sont pas analysées puis traitées par la suite, c’est ce que propose la solution « Big data ».

Cette dernière répond à la problématique des 3V définie lors d’un rapport émis par l’entreprise Gartner10 :

  • Volume : il s’agit ici de prendre en compte la quantité de données récoltées sur un laps de temps défini. Il faut donc déterminer par rapport à ce volume un espace de stockage nécessaire et le plus souvent adaptatif pour faire face aux flots d’informations.
  • Variété : lors de la collecte de données, ces dernières arrivent en plusieurs « formes ». En effet, suivant l’outil utilisé pour les récupérer elles peuvent être brutes, semi-structurées ou même non-structurées. Pour que la donnée soit exploitable, elle doit être structurée. Cet outil sert donc à analyser le flux d’information entrant et à le traiter afin d’en ressortir des informations utilisables et donc potentiellement vendables.
  • Vélocité : cela va correspondre au temps nécessaire pour effectuer la totalité des opérations sur les données du point A, soit la collecte et le stockage au point B, soit le traitement de l’information, sa mise en forme pour l’exploitation et sa diffusion.

La technologie que représente le « Big data » est un enjeu majeur pour toutes les industries à vocation commerciale, car si les données sont utilisées correctement, elles pourraient avoir un impact majeur sur l’économie mondiale. Les informations analysées serviraient ainsi à déterminer à l’avance les nouvelles modes, tendances, et produits susceptibles d’intéresser les internautes. Les sociétés exploitant le mieux ces « datas » se positionneraient en tant qu’avant-gardistes dans leur domaine.

Cependant, son application ne se limite pas au commerce ou au marketing. Le « Big data » a aussi sa place dans le domaine de la médecine, de la finance ou encore de la météorologie.

Les outils d’analyse étant bien plus poussés avec cette technologie, les analystes ou chercheurs peuvent anticiper les risques dans le domaine de la finance ou de la bourse, ou encore dresser des modèles d’analyses dans le cas des économistes par exemple.

Il n’en reste pas moins que le « Big data » est un sujet actuel en plein essor, son exploitation ne fait que commencer, mais pour autant, le marché des entreprises spécialisées et d’ores et déjà estimé à plusieurs milliards de dollars et devrait atteindre la centaine d’ici quelques années.

Mais alors, qu’est-ce que le « Smart data » ? C’est une notion survenue après l’avènement du « Big data » qui vise à se concentrer sur les données pertinentes proposées par son prédécesseur.

Comme nous l’avons vu précédemment, la première technologie se chargeait de récupérer absolument toutes les informations qui étaient à sa disposition, mais ici, le but est de chercher les informations qui nous intéressent dans un vaste océan. L’un des problèmes du « Big data » vient du fait que pour trouver une information relative à nos intérêts, il faut investir énormément de temps et d’argent et dans la plupart des cas, celle-ci est obsolète une fois traitée.

Plutôt que de stocker les données et de les analyser par la suite, le « Smart data » propose de traiter les informations à la source pour savoir rapidement si oui ou non celles-ci sont pertinentes.

Un exemple concret est celui des voitures autonomes, les informations sont traitées en temps réel pour adapter la conduite à leur environnement. Dans le cas de l’assurance, ces données pourraient être utilisées pour se prémunir de certains risques financiers dont les tendances seraient déterminées à l’avance. Dans une optique orientée produit, les assureurs auraient la possibilité de se tenir informé automatiquement des changements de données personnelles de ses assurés. Il y aurait une certaine automatisation des tâches qui permettrait de remettre au centre le conseil et l’accompagnement dans le métier de l’assureur.

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