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Tiers payant généralisé, ce que ça signifie pour les médecins

Le 1er décembre prochain, le tiers payant généralisé deviendra obligatoire pour la part Assurance Maladie mais restera facultatif sur la part Mutuelle Santé. Autrement dit, plus besoin d’avancer la part de l’Assurance Maladie lors d’une visite chez le médecin ou bien même à la pharmacie. Ce nouveau dispositif intervient dans le cadre de la loi santé 2016 prévue par Marisol Touraine et a pour but de faciliter l’accès aux soins. Mais, qu’est-ce que ça signifie pour les médecins ?

Le tiers payant généralisé : qu’est-ce que c’est ?

Aujourd’hui, une consultation chez le médecin généraliste coûte 23 €. 70 % de ce montant est pris en charge par l’Assurance Maladie et les 30 % restants sont supportés par le patient ou par les Mutuelles Santé, s’il est assuré.

Si le patient bénéficie du tiers payant, il n’a pas à avancer les frais remboursés par l’Assurance Maladie. Ainsi, il ne doit régler que le reste à charge. Pour une consultation chez un médecin qui ne pratique pas de dépassements d’honoraires, celui-ci s’élève à 6,90 €.

Il est possible de se faire rembourser du reste à charge par la Mutuelle Santé, par exemple le tiers payant Carte Blanche de Swiss Life, mais le Tiers Payant n’étant pas obligatoire il faudra souvent avancer les frais. Chaque praticien est libre d’appliquer ou non le tiers payant sur la part mutuelle santé.

Les médecins et le tiers payant généralisé

Pour les médecins qui appliquent le tiers payant, le paiement de la part de l’Assurance Maladie de chaque consultation ne se fait plus par le patient, mais directement par la Sécurité Sociale. En plus de faciliter l’accès aux soins en supprimant la barrière de l’argent, il permet aux professionnels de la santé de ne pas avoir à gérer de trésorerie. Fini les grosses liquidités et les allers retours à la banque pour les dépôts de chèques.

Cependant, de nombreux médecins pointent du doigt les délais de remboursement, parfois long, de la part de l’Assurance Maladie. Afin de rassurer les professionnels, la Sécurité Sociale s’est engagée à effectuer les versements sous 4 jours. Pour plus de garanties, des pénalités seront appliquées au-delà de 7 ou 8 jours et des intérêts seront versés.

Bien que contesté, le tiers payant généralisé sur la part de l’Assurance Maladie a finalement trouvé sa place auprès des professionnels de la santé, notamment grâce aux importants moyens déployés par la Sécurité Sociale.

En ce qui concerne le tiers payant sur la part de la Mutuelle Santé, les interrogations demeurent. En effet, pour appliquer le tiers payant sur ces deux parts il faut impérativement  faire deux factures différentes et suivre les bons remboursements de chacune d’elles. Cela semble tout à fait envisageable sur la part Assurance Maladie, mais irréalisable sur la part Mutuelle Santé. Avec plus de 500 régimes différents, il faudrait beaucoup de temps pour mettre en place un tel suivi.

 


Tiers payant : pourquoi les médecins font-ils… par Europe1fr

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