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Des détectives privés au service des compagnies d’assurance

Employer des détectives privés pour surveiller des clients soupçonnés de fraude à l’assurance. Cette méthode peut sembler insolite, pourtant elle est très répandue puisque « toutes les compagnies d’assurance, sans exception, ont recours à des enquêteurs privés ».

Afin de lutter contre la fraude, les compagnies d’assurance ont recours à des enquêteurs privés qui sont chargés de contrôler les clients les plus suspects. Antécédent, écoutes téléphoniques et même surveillance GPS, les méthodes ne sont pas sans rappeler les plus grands films de James Bond. Dans 80 % des cas, le recours à un détective privé permet d’élucider l’affaire et donc de confirmer ou de lever la suspicion.

Dans les 20 % de cas restants, le bénéfice du doute demeure et profite donc à l’assuré qui est présumé de bonne foi, c’est la présentions d’innocence.

Même si cela peut paraître intrusif, cette méthode est entièrement légale. Elle se justifie par les énormes pertes constatées pour la fraude à l’assurance, près de 265 millions d’euros en 2015. Les compagnies d’assurance insistent sur les effets positifs de ces enquêtes qui permettraient de réduire le nombre de fraude et donc de diminuer le coût de la fraude qui, rappelons le, revient aux assurés.

Des possibilités pour contester

Bien sûr il existe des procédures afin de contester de telles méthodes. Si vous considérez que vous êtes victime d’un abus, vous pouvez en informer la médiation des assurances qui est un organisme consultatif, autrement dit qui émet un avis. C’est à lui de trouver une solution pour résoudre le litige. En cas de mécontentement, il y a également la solution du tribunal qui peut intervenir sur atteinte à la vie privée. Cette année il y a eu 2 cas où les compagnies d’assurance ont été condamnées pour enquête abusive.

Quelques chiffres sur la fraude a l’assurance

En 2015, les compagnies d’assurance ont recensé prêt de 13, millions de sinistres. Parmi eux, seulement 46 255 aurait été considéré comme des fraudes à l’assurance. Autrement dit, seulement 0,3 % des sinistres seraient en réalité des fraudes à l’assurance.

Même si ce chiffre peut paraître anodin, le montant de la facture lui ne l’est pas étant donnée que, comme vu précédemment, le montant des pertes pour fraude à l’assurance s’élevait à 265 millions d’euros l’année dernière.

 

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