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Les sociétés d’assurance du Gema se méfient de la conjoncture 2011

Le bilan 2010 des assureurs membres du Gema est globalement satisfaisant. Cependant, le groupement craint le contexte et l’environnement moins favorables qu’apporte cette année 2011.

Les assureurs du Gema ont réalisé une bonne année 2010

Alors qu’elles ont connu une année 2010 correcte en comparaison avec la situation globale du marché français de l’assurance, les organismes d’assurance membres du Gema, Groupement des entreprises mutuelles d’assurance, redoutent une année 2011 qui présentera une conjoncture moins favorable aux acteurs de l’assurance. Pour preuve, les prestataires en assurance dommage ont affiché une augmentation moyenne de 4 % des cotisations à l’issue de l’année dernière. Alors que dans le même temps, les assureurs membres de la FFSA, Fédération française des sociétés d’assurance, n’ont enregistré qu’une hausse moyenne de 1,5 % des cotisations perçues en assurance dommage. Dans le secteur de l’assurance vie, les sociétés d’assurance adhérentes au Gema ont enregistré en 2010 une hausse moyenne de 10,5 % de la collecte contre une augmentation de 4 % pour les assureurs membres de la FFSA.

Un environnement financier et juridique moins profitable en 2011

Les assureurs du Gema ont ainsi collecté 10,4 milliards d’euros de cotisations en assurance vie, au cours de l’année précédente. Selon Gérard Andreck, le président du Gema, l’environnement financier et juridique de cette année 2011 devrait générer moins de situations favorables dans la plupart des branches assurancières. Tous les secteurs de l’assurance sont touchés, que ce soit la branche assurance de personne, celle de l’assurance vie, ainsi que celle de la branche épargne. La mise en application de la réforme sur la fiscalité du patrimoine décidée par le gouvernement vise particulièrement l’assurance-vie et fait planer plus d’incertitude du côté des gestionnaires de compte assurance-vie. Parmi les dispositions qui créent beaucoup d’interrogations, Gérard Andreck dénonce les cotisations sociales qui s’appliquent sur les revenus de la partie euros des contrats multi-supports.

Des incertitudes touchent les sociétés d’assurances

Le président du Gema explique que les interrogations et incertitudes qui touchent les professionnelles de l’assurance sont d’autant plus légitimes que les ruptures sont généralement délicates à gérer, étant donné que les changements nuisent à l’attractivité des produits d’épargne en assurance, surtout si l’assuré ne comprend pas les changements opérés. En outre, la conjoncture économique perturbée par les spéculations sur les matières premières, la hausse des prix du carburant, ainsi que l’augmentation des prix immobiliers peuvent impacter sur les charges de sinistres à payer. Les assureurs sont également préoccupés par la mise en place prochaine des nouvelles normes prudentielles de Solvabilité II. Par ailleurs, le groupement ajoute que les pressions inflationnistes qui entraîneront le relèvement des taux d’intérêt risquent de réduire les avantages que présente l’assurance vie comparée aux autres solutions de placement.

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