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Les caprices de la neige sont redoutés par les assureurs

La neige qui fait actuellement de nombreux mécontents sur tout le continent européen, est également très redoutée par les compagnies d’assurances qui craignent une hausse de leurs fréquences sinistres.

Une météo très suivie par les assureurs

En cette fin d’année perturbée par la neige, la météo fait la Une des journaux et couvre également les sujets de discussion des Français. En effet, rares sont en France les secteurs qui ne subissent pas directement ou indirectement les caprices du froid. La neige perturbe les transports terrestres et aériens, les évènements culturels qui devaient se passer en plein air, le calendrier des matchs de football, mais également les commerces. Pour les compagnies d’assurance également, cette période enneigée est donc particulièrement stressante, car elle est propice aux sinistres en tout genre qui peuvent coûter cher en matière d’indemnités et de dédommagements. En plus des incidents qui peuvent survenir accidentellement à cause des intempéries, les conditions météorologiques actuelles provoquent des blocages de trafic, des reports de vol et des voyages annulés au dernier moment.

La neige est un vecteur de sinistres

Chaque alerte météo, qu’elle soit orange ou rouge, n’est donc pas accueillie de manière réjouissante par le responsable sinistre d’une compagnie d’assurance. Celui-ci redoute l’accumulation de dossiers d’indemnisation de sinistre entrainant ainsi une augmentation des remboursements des sinistres et une baisse du chiffre d’affaires de la compagnie. Les exemples assez récents de la tempête Xynthia et des inondations du Var, les deux grandes catastrophes naturelles de cette année, montrent à quel point les dépenses peuvent être énormes du côté des assureurs. D’après les chiffres dévoilés par la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), les sommes versées par les assureurs pour indemniser les assurés sinistrés de ces deux catastrophes ont atteint 2,1 milliards d’euros.

Des incidents qui augmentent la “fréquence” des sinistres calculée par les assureurs

Ainsi, toutes les branches des assurances sont sur le qui-vive lorsque les intempéries surviennent et augmentent les risques de sinistres. Actuellement, les perturbations causées par la neige mobilisent particulièrement les garanties automobiles qui enregistrent de nombreux sinistres en période de verglas. Avec le blocage des transports pendant les vacances, les assurances voyages sont également sollicitées, alors que les dossiers concernant les toitures endommagées, les pertes d’exploitations, les sinistres habitations, etc. sont également susceptibles de foisonner sur les bureaux des responsables sinistres. Ce sont ces incidents qui contribuent fortement à l’augmentation de la valeur de l’indice que les assureurs appellent “fréquence” et qui regroupent tous les sinistres quotidiennement enregistrés par les compagnies d’assurance. C’est d’ailleurs les valeurs élevées de ces indices de fréquence calculés au cours de ces dernières années qui sont à l’origine de la prochaine augmentation des primes d’assurance.

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