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De fausses plaintes pour tromper les assurances

D’après les enquêtes menées par la police française, une plainte déposée sur trois pour le vol d’un téléphone portable avec violence serait fausse. Le principal objectif de ces fausses déclarations serait de profiter illégalement de l’assurance souscrite à l’achat du téléphone.

Une grande partie des déclarations sont fausses

Généralement, le nombre de plaintes enregistrées relatives aux vols de téléphones portables a diminué par rapport à celles répertoriées quelques années auparavant. Ainsi, selon les informations fournies par le ministère de l’intérieur, 156 500 plaintes pour des vols de téléphones portables ont été recensées dans toute la France en 2008. Ce chiffre a diminué de 10 % en comparaison des 185 000 plaintes enregistrées il y cinq années de cela. Par contre, pour Paris, leur nombre n’a quasiment pas bougé. Si le nombre de vols réels a effectivement diminué, les fausses déclarations sont par contre en augmentation, expliquant en partie cette stabilité pour la capitale. Ces fausses déclarations engendrent de vrais problèmes dans les commissariats de police. En effet, les policiers sont obligés de suivre les procédures à chaque fois qu’une plainte est déposée. Le commissariat parisien ouvre ainsi une enquête, mobilisant les policiers du service d’investigations transversales pour pister le téléphone. Pourtant, le tiers des plaintes sont fausses, représentant une perte d’environ 100 euros pour chaque plainte.

Le principal mobile des usurpateurs : escroquer leur assurance

En 2008, environ 500 procès verbaux dressés à Paris sont de fausses déclarations. Un nombre aussi conséquent s’explique car beaucoup veulent duper leur assureur pour se faire rembourser leur téléphone dans le but de le remplacer par un neuf. La plupart des assurances les plus abordables du marché ne couvrent que les vols perpétrés “avec violence” ou au moins le vol à l’arraché. Pour en abuser, certains utilisateurs de téléphones portables n’hésitent pas à déclarer qu’ils ont été menacés avec une arme blanche par exemple, pour voler leur téléphone, même s’ils l’ont perdu ou veulent tout simplement en changer. Selon les dires de la police, une telle déclaration ne diffère en rien d’une pure escroquerie à l’assurance, passible d’une peine de prison et d’une amende. Pour contourner ce problème, la police et les opérateurs en téléphonie mobile proposent d’enlever les termes “avec violence” dans les lignes des contrats d’assurances. Ils préconisent également de rendre obligatoire la présentation d’une carte d’identité pour chaque achat de téléphone, afin de limiter les reventes illégales.

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